fbpx

Les mysté­rieuses super­sti­tions liées au sommeil dans l’Eu­rope médié­vale

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 24 mars 2016

magicmanchester01-710x1024Livre de magie noire (fin du XVIe s., Angle­terre) Entre les XVe et XVIIIe siècles, la magie faisait partie du quoti­dien des habi­tants de l’Eu­rope médié­vale, et cela n’avait pas que des avan­tages. La tombée de la nuit, notam­ment, s’ac­com­pa­gnait de la venue de rôdeurs malé­fiques. Démons et sorcières menaçaient de trou­bler la quié­tude des dormeurs, qui calmaient leur appré­hen­sion grâce à de nombreux rituels et objets protec­teurs. À Manches­ter se tient jusqu’au 21 août prochain une expo­si­tion inti­tu­lée Magic, Witches & Devils in the Early Modern World (Magie, sorcières et démons dans l’Eu­rope médié­vale) qui présente les craintes et les remèdes qu’y trou­vaient nos loin­tains ancêtres, par le biais d’objets et de rituels variés. On portait ainsi des brace­lets de fer aux poignets, ou des dents de loups autour du cou pour chas­ser les mauvais esprits. Il arri­vait égale­ment qu’on suspende un couteau d’acier au-dessus du berceau d’un nour­ris­son pour dissua­der les démons d’ap­pro­cher. magicwitches01-768x548Brace­lets pour « accro­cher » un enfant à la vie et éloi­gner la mort (univer­sité de Manches­ter) « Les deux brace­lets de fer que nous présen­tons, l’un pour adulte et l’autre pour enfant, révèlent l’im­por­tance que les gens atta­chaient aux formes maté­rielles de protec­tion magique, dans les moments de vulné­ra­bi­lité », explique Sasha Hand­ley, confé­ren­cière en histoire socio-cultu­relle médié­vale des Îles britan­niques à l’uni­ver­sité de Manches­ter. « L’ap­proche du sommeil était un moment d’an­xiété aiguë car on pensait à l’époque que les heures que nous passons dans l’in­cons­cience mettaient en danger le corps et l’âme à la fois. » Et le fer était tenu pour repous­ser toutes sortes de créa­tures diabo­liques – mauvaises fées, démons ou sorcières. Si l’an­xiété à l’ap­proche du sommeil est encore très répan­due de nos jours – quoi qu’on ne l’im­pute plus direc­te­ment à la venue de démons, sinon inté­rieurs –, on crai­gnait à l’époque des attaques physiques de la part des êtres malé­fiques. « L’uti­li­sa­tion de ce genre d’amu­lettes et d’objets talis­ma­niques comme formes maté­rielles de protec­tion était courante, et c’est quelque chose qui réunit de nombreuses cultures pour­tant très diffé­rentes, qui s’étirent de l’Eu­rope jusqu’au monde isla­mique », conclut Hand­ley. magicmanchester02-768x564Le Compen­dium de magie noir surna­tu­relle, qu’on attri­bue à Michael Scot (fin du XVIe s., Fran­co­nie) magicwitches02Une femme chasse les démons de sa maison (fin du XVe s., Autriche) Source : Univer­sité de Manches­ter Aujourd’­hui encore, certains chassent les fantômes. ↓ ghostts

Free Download WordPress Themes
Free Download WordPress Themes
Download WordPress Themes
Download Best WordPress Themes Free Download
online free course