Les plantes ont une arme chimique qui rend les chenilles canni­bales

par   Ulyces   | 11 juillet 2017

Crédits : Pixa­bay Quand les chenilles sortent de l’œuf, elles ont faim, très faim. Alors natu­rel­le­ment, elle se mettent sous la dent la première chose qu’elles trouvent à portée. Ce qui signi­fie la plupart du temps des feuilles, des pommes, des tomates ou… d’autres chenilles. Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité du Wiscon­sin à Madi­son révèlent dans une étude parue le 10 juillet que les plantes attaquées par les chenilles libèrent un produit chimique suscep­tible de pous­ser ces dernières au canni­ba­lisme. Cet agent chimique, le jasmo­nate de méthyle, est sécrété lorsque la plante est soumise au stress intense de se faire boulot­ter. Les autres plantes des envi­rons le sentent et sécrètent à leur tour ce composé chimique qui leur sert de camou­flage en leur donnant très mauvais goût. Comme l’ex­plique John Orrock, l’au­teur prin­ci­pal de l’étude, les chenilles n’ont alors d’autre choix que de s’entre-dévo­rer pour survivre. « Ça commence souvent par une chenille qui mord le derrière d’une autre chenille, et les choses dégé­nèrent à partir de là », dit-il. « À la fin, l’une des deux se fait manger. »Pour les besoins de cette étude, Orrock et son équipe ont étudié des chenilles présentes sur des plantes rela­ti­ve­ment isolées, tempère Popu­lar Science. Cela signi­fie peut-être que les chenilles ne cèdent peut-être pas si promp­te­ment à l’ap­pel de la chair de leurs cama­rades si elles ont la possi­bi­lité de se dépla­cer d’une plante à l’autre plus aisé­ment. Les cher­cheurs ont pour projet de placer les choses dans un autre contexte pour une prochaine étude. Cepen­dant, le canni­ba­lisme n’est pas si rare chez les insectes. Il y a le canni­ba­lisme sexuel qu’on connaît bien, mais en 2008, une étude a par exemple démon­tré que la première cause des inva­sions de criquets est que les criquets de devant ont peur d’être dévo­rés par ceux qui les pour­suivent. Aussi, il ne serait pas éton­nant que les chenilles ne réflé­chissent pas à deux fois avant de croquer leurs congé­nères, pour éviter d’avoir faire un mauvais repas. Source : Popu­lar Science

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