Le concept LISA — Crédits : AEI/Milde Marketing/Exozet L’Agence spatiale européenne (ESA) a officiellement annoncé le 20 juin le développement de ce qui promet déjà de devenir l’une des aventures cosmiques majeures des décennies à venir : LISA. Derrière cet acronyme se cache un projet à la technologie tout droit sortie d’un roman de science-fiction. La mission LISA, pour Laser Interferometer Space Antenna, a pour objectif d’envoyer trois satellites identiques à environ 50 millions de kilomètres de la Terre, qui suivront son orbite à la trace. Séparés entre eux par 2,5 millions de kilomètres, ils formeront un triangle connecté par des lasers à longue portée. Visuellement comme sur le papier, cela s’annonce impressionnant. Mais pourquoi mettre en place un tel dispositif ? La fin n’est pas moins ambitieuse que les moyens : les scientifiques travaillant sur le projet étudieront les mouvements infimes de ces faisceaux lumineux dans l’espoir de détecter de légères distorsions dans l’espace-temps causées par les trous noirs et d’autres cataclysmes spatiaux. Leur nom vous sera familier : les ondes gravitationnelles. 

