fbpx

L’orque qui avait porté son bébé mort pendant 17 jours est à nouveau maman

par   Sarah Ben Bouzid   | 8 septembre 2020

L’orque connue sous le nom de Tahlequah (que les cher­cheurs appellent J35) vient de donner nais­sance à un petit bien-portant, vu pour la première fois par les cher­cheurs samedi dernier. Cette heureuse nouvelle nous parvient deux ans après que Tahlequah a ému le monde en gardant auprès d’elle son bébé mort pendant 17 jours, rappor­tait The Inde­pendent ce lundi 7 septembre.

La popu­la­tion d’orques rési­dentes du Sud a dû faire face à de nombreux problèmes : une pénu­rie de proies de qualité à manger, la pollu­tion sonore des bateaux et les polluants toxiques qui enva­hissent leurs eaux. La plupart des gros­sesses de cette petite popu­la­tion d’orques échouent et envi­ron 40 % des bébés qui naissent meurent au cours de leur première année.

En 2018, J35 a eu un bébé qui est mort peu après sa nais­sance en Colom­bie-Britan­nique, mais la mère a quand même conti­nué à le porter pendant 17 jours sur une distance de 1 609 km. Ce nouveau bébé est donc un réel espoir pour l’es­pèce. « C’est un peu diffi­cile en ce moment », déplore Debo­rah Giles, cher­cheuse au Centre de biolo­gie de la conser­va­tion de l’uni­ver­sité de Washing­ton. « Je ne peux pas m’em­pê­cher d’être ravie qu’elle ait eu ce bébé et que celui-ci ne soit pas mort tout de suite. Tout le monde est inquiet et sur les nerfs, on se demande si ce petit va s’en sortir. »

Ken Balcomb, fonda­teur du Centre de recherche sur les orques, a réper­to­rié ce nouveau-né sous le nom de J57. « Le bébé a l’air très robuste et vif, j’ai donc de bonnes raisons de croire que celui-ci survi­vra », dit-il. Cette heureuse nais­sance porte la popu­la­tion des orques rési­dentes du Sud au nombre de 73.

Deux autres orques du groupe sont enceintes, selon Ken Balcomb. Les cher­cheurs surveillent chacune d’elles de près, car la commu­nauté ne compte plus qu’une demi-douzaine de familles en capa­cité de produire de nouveaux petits.

Source : The Inde­pen­dant

Plus de wild