L’US Navy va créer des microbes géné­tique­ment modi­fiés pour détec­ter les sous-marins enne­mis

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 28 décembre 2018
Crédits : U.S. Navy

Le labo­ra­toire de recherche navale (NRL) de l’ar­mée améri­caine a obtenu un budget de près de 40 millions d’eu­ros pour étudier les appli­ca­tions mili­taires du génie géné­tique… dans les océans. L’une d’elles consiste à créer des orga­nismes géné­tique­ment modi­fiés, capables de détec­ter la présence de sous-marins, de navires ou de plon­geurs enne­mis, rapporte Mother­board. Les scien­ti­fiques envi­sagent ainsi d’uti­li­ser des micro-orga­nismes déjà présents dans les océans et les mers, et de les modi­fier afin qu’ils réagissent à diverses substances lais­sées par des navires ou des équi­pe­ments enne­mis.

Ces microbes agiraient dès lors comme des alertes, après s’être trou­vés au contact de carbu­rant ou de métaux. « La raison pour laquelle nous pensons pouvoir y arri­ver est que nous dispo­sons d’une vaste base de données d’in­for­ma­tions que nous avons collec­tées en culti­vant ces systèmes natu­rels », a déclaré Sarah Glaven, du NRL. La cher­cheuse imagine ainsi que ces micro-orga­nismes pour­raient présen­ter une réac­tion chimique, qui se tradui­rait par l’aban­don de leurs élec­trons, et qui serait syno­nyme de la présence d’un ennemi dans l’eau. 

Les élec­trons seraient ensuite détec­tés par un drone sous-marin, qui pour­rait déter­mi­ner quel type de navire ou sous-marin les microbes viennent de dénon­cer. Pour le moment, le projet en est encore « au stade de la recherche fonda­men­tale, et donc confiné dans le labo­ra­toire », a fait savoir un porte-parole du NRL.

Sources : Mother­board / Defense One

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