Pendant la Ruée vers l’or, les plus grandes fortunes ont été bâties sans or

par   Ulyces   | 14 mai 2016

goldrushstamp2 Un timbre de 1849. Crédit : United States Postal Service. Au cours de la Ruée vers l’or, dans la seconde moitié du XIXe siècle, la Cali­for­nie a connu une crois­sance expo­nen­tielle de sa popu­la­tion et de sa richesse. Mais seule la première est réel­le­ment due à l’or. Peu de personnes enten­dirent le cri de Samuel Bran­nan. En clamant, le 14 mai 1858, qu’il avait trouvé de l’or, le vendeur pouvait tout au plus espé­rer atteindre les 821 habi­tants recen­sés dans sa ville : San Fran­cisco. L’écho donné à la nouvelle fut cepen­dant large­ment suffi­sant pour dépla­cer les foules. On vint de tout le pays pour parti­ci­per à la Ruée vers l’or. Dans une Cali­for­nie sauvage, alors peuplée de mission­naires et de fermiers, le premier arrivé était aussi le premier servi. Quel inté­rêt avait donc le petit entre­pre­neur à préve­nir ses semblables ? Après tout, rien ne l’obli­geait à parta­ger sa décou­verte. C’est une bonne raison qui l’a cepen­dant poussé à le faire : avant de répandre l’in­for­ma­tion, Samuel Bran­nan avait pris soin d’ache­ter toutes les pelles et toutes les pioches du coin. Payante, sa stra­té­gie a depuis donné nais­sance a une maxime : pendant la Ruée vers l’or, ache­tez des pelles. Car pendant que l’ha­bile commerçant comp­tait ses gains, seul un nombre infime de mineurs s’en­ri­chis­sait. Sur 1 000 habi­tants de la baie, on estime que 624 cher­chaient de l’or. En réalité, explique Edward Dolnick, auteur d’un livre sur le sujet, le mouve­ment a surtout profité à ceux qui, au lieu de creu­ser, ont bâti sur l’en­goue­ment géné­ral. Entre 1849 et 1850, près de 200 000 personnes sont arri­vées en Cali­for­nie, faisant de San Fran­cisco un gigan­tesque chan­tier. Pour en profi­ter, Samuel Bran­nan ne s’est pas contenté de vendre des pelles : il a investi dans l’im­mo­bi­lier. D’autres se sont enri­chis en ache­mi­nant ses futurs loca­taires. Ainsi des bâtis­seur du chemin de fer du Panama, qui ont tiré profit d’une situa­tion de mono­pole pendant 14 ans. Ou encore du busi­ness­man Thomas Larkins, dont la fortune est basée sur le trans­port de vête­ments et de nour­ri­ture vers San Fran­cisco. La crois­sance était telle que tout le monde pouvait rapi­de­ment gagner de l’argent, écrit Edward Gold­ni­ck… à condi­tion de ne pas cher­cher d’or. Source : Flex­port

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