Plus de trois siècles après sa mort, on a retrouvé les doigts de Gali­lée

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 30 mars 2017

Crédit : arts­cat­ter.com Tout le monde à Florence sait où a été enterré Gali­lée. Sa dépouille est dans la crypte archéo­lo­gique de la célèbre Basi­lica di Santa Croce, la prin­ci­pale église floren­tine. Le savant du XVIe siècle partage cet espace avec d’autres légendes italiennes, comme Michel-Ange, Machia­vel ou le compo­si­teur Rossini. Mais il manque quelque chose au défunt : deux doigts qui viennent d’être retrou­vés. Quand Gali­lée est mort en 1642, le grand-duc de Toscane voulait l’en­ter­rer juste à côté de la tombe de son père et ses ancêtres. Mais parce que Gali­lée était accusé d’être un héré­tique, ennemi de l’église, l’idée a été aban­don­née et il a été enterré dans une petite pièce à côté de la chapelle des novices. Après sa mort, l’af­faire Gali­lée a été dans l’en­semble oubliée pendant 45 ans, jusqu’à ce qu’I­saac Newton publie un livre révo­lu­tion­naire et qui a boule­versé la planète : Les Prin­cipes mathé­ma­tiques de la philo­so­phie natu­relle. Sa loi univer­selle de gravi­ta­tion ainsi que les lois du mouve­ment ont prouvé que la Terre tour­nait autour du Soleil et non l’in­verse. Gali­lée avait donc raison depuis le début. Ainsi en 1737, son corps a été déterré puis enterré de nouveau au cœur de la basi­lique. Crédit : Oliver Quin­lan/Flickr Mais avant le nouvel enter­re­ment de Gali­lée, quelques-uns de ses admi­ra­teurs les plus morbides ont voulu garder des souve­nirs. Ils l’ont alors démem­bré et lui ont retiré trois doigts, une dent et une vertèbre. Tandis que la vertèbre a fini à l’uni­ver­sité de Padoue, la dent et les doigts ont été trans­mis de géné­ra­tion en géné­ra­tion jusqu’à dispa­raître de la circu­la­tion en 1905. Plus d’un siècle plus tard, les doigts et la dent sont réap­pa­rus lors d’une vente aux enchères en 2009. Les objets ont été vendus comme non-iden­ti­fiés. Un collec­tion­neur d’art de Florence, Alberto Bruschi, les a ache­tés sans savoir ce dont il s’agis­sait. Lorsqu’il s’est rendu compte de l’ori­gine de ses achats, il a contacté le musée. Les tests ont ensuite confirmé que les doigts et la dent appar­te­naient au corps démem­bré de Gali­lée. Sources : Guar­dian, Tele­graph

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