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Relâ­cher des chevaux dans l’Arc­tique pour­rait ralen­tir le réchauf­fe­ment clima­tique

par   Denis Hadzovic   | 22 avril 2020

Un scien­ti­fique russe préco­nise de relâ­cher des animaux dans l’Arc­tique pour y combattre le réchauf­fe­ment clima­tique, rappor­tait CBS News lundi 20 avril. Cette étude s’ins­pire d’une expé­rience réali­sée l’an­née dernière sur les moyens d’in­ver­ser la fonte du perma­frost dans l’Arc­tique.

Le géophy­si­cien russe Sergey Zimov a une idée éton­nante. Pour combattre le réchauf­fe­ment clima­tique, il suggère d’en­voyer des trou­peaux d’ani­maux herbi­vores dans la région Arctique depuis plus de 20 ans. Mais en quoi envoyer des chevaux dans le Grand Nord aide­rait-il à combattre le réchauf­fe­ment clima­tique ?

L’an­née dernière, une étude du Centre de Recherche de Woods Hole a démon­tré que l’Arc­tique émet­tait plus de gaz à effet de serre qu’il n’en stockait. C’est dû au fait qu’en hiver, le perma­frost (ou pergé­li­sol) est recou­vert d’une épaisse couche de neige qui l’isole du vent frais et le main­tient à des tempé­ra­tures douces.

La fonte du perma­frost, accé­lé­rée par le réchauf­fe­ment clima­tique en Arctique, laisse s’échap­per des gaz à effet de serre qui y sont enfouis depuis des dizaines de milliers d’an­nées. L’idée de Zimov consiste donc à envoyer des trou­peaux de chevaux, de bisons et de rennes dans cette zone pour que ces derniers, à l’aide de leurs sabots, dispersent la neige, compressent le terrain et adou­cissent le sol. Et ça a marché.

La centaine d’ani­maux relâ­chés ont retiré la moitié de la couche de neige de la zone d’ex­pé­ri­men­ta­tion, ce qui a dimi­nué dras­tique­ment l’iso­le­ment du sol, l’ex­po­sant ainsi à un air beau­coup plus froid. Un proces­sus qui permet d’in­ten­si­fier le gel du perma­frost. Grâce à ces animaux, la tempé­ra­ture du perma­frost n’aug­men­te­rait que d’en­vi­ron 2 degrés Celsius d’ici 2100, préser­vant ainsi 80 % des sols. Cela empê­che­rait égale­ment la disper­sion de gaz à effet de serre préhis­to­riques dans l’at­mo­sphère. Il ne reste plus qu’à agir.

Source : CBS News 

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