fbpx

Tous les soirs à 20h, ce Pari­sien projette ses messages de soutien sur la façade d’un immeuble

par   Adrien Gingold   | 27 mars 2020

Tous les jours depuis le mardi 17 mars, premier jour offi­ciel du confi­ne­ment en France, le photo­graphe Luc Braquet exprime à sa manière son soutien au person­nel soignant. À Paris, sur façade de l’im­meuble d’en face de chez lui, il projette à 20 heures des messages person­na­li­sés en leur honneur.

L’idée lui est venue natu­rel­le­ment, dès le premier soir de confi­ne­ment et après les applau­dis­se­ments de 20 heures à l’at­ten­tion du corps médi­cal. Luc Braquet, photo­graphe de mode pari­sien de 35 ans, regar­dait les infos sur son rétro­projec­teur, dans son salon. « J’ai eu l’idée d’es­sayer de mettre le rétro par la fenêtre pour faire passer des messages », raconte-t-il. « Depuis, tous les jours, je réflé­chis à un petit logo, un message ou une anima­tion en rapport avec le confi­ne­ment et le soutien au person­nel médi­cal. »

Crédits : Luc Braquet

Le premier de la liste est encore son préféré à ce jour : un « merci », écrit en majus­cule avec la croix médi­cale dans le point du « i ». Pourquoi ? « Parce que c’est le plus impor­tant », répond le prin­ci­pal inté­ressé.

Le rituel était lancé ; ont suivi le gif d’un cœur qui bat, un détour­ne­ment du logo du film The Mask, de Marianne avec un masque ou un remake du jeu vidéo Space Inva­ders tirant sur des coro­na­vi­rus.

https://www.insta­gram.com/p/B-NejEDBX7P/

Ancien direc­teur artis­tique dans la publi­cité, le photo­graphe fait ses créa­tions tout seul chez lui, où il est confiné avec sa petite amie. Si vous voulez voir son jour­nal de 20 heures revi­sité, il faudra être son voisin dans le quar­tier de Guy Moquet (17 ème arron­dis­se­ment de Paris), confi­ne­ment oblige, ou bien se rendre direc­te­ment sur son Insta­gram, où Luc partage chaque jour ses projec­tions.

Et lorsqu’on lui demande quel serait son message s’il ne passait pas par ses projec­tions, le proje­teur masqué esquive. « J’ai toujours préféré parler avec les images qu’a­vec les mots », résume-t-il.

Plus de monde