Un Améri­cain raconte pourquoi il a décidé de se joindre aux pesh­mer­gas

par   Ulyces   | 15 mars 2016

ulyces-westerners-02Crédits : Roc Morin Azad est un volon­taire de 46 ans qui se présente sous son nom de guerre. Il a quitté l’Amé­rique en mai 2015. Il a aban­donné sa famille, son travail et son nom de nais­sance au Texas. Une nuit, il a dit une prière et Dieu lui a souf­flé de rejoindre les YPG – les Unités de protec­tion du peuple, un groupe de guérille­ros commu­nistes du Kurdis­tan syrien, distinct des pesh­mer­gas. « Tu te pointes en Irak à quatre heures du matin avec une prime de 150 000 dollars de l’EI sur ta tête », se souvient Azad. « T’es supposé rencon­trer quelqu’un sur le parking d’un aéro­port, mais tu ne sais pas qui. Tu te retrouves à l’ar­rière d’une voiture, et chaque fois qu’elle s’ar­rête, tu as peur de finir porté disparu. Quand tu arrives au refuge, tu te sens un peu mieux, mais il n’y a que quand ces mecs vont dormir, que quand tu peux les entendre ronfler que tu parviens à souf­fler un peu. » Dans son esprit privé de sommeil, Azad a imaginé une série de scéna­rios terri­fiants. Peut-être que les terro­ristes avaient tué ses hôtes et pris leur place. Ou peut-être que ses hôtes prévoyaient de le vendre eux-mêmes à l’État isla­mique. Après être entré clan­des­ti­ne­ment en Syrie, le Texan a direc­te­ment été envoyé sur le front. « Je n’avais jamais été entraîné au combat », dit-il, « j’avais peur de ne pas être assez bon. Mais quand je suis arrivé là-bas, j’ai réalisé que rien qu’en étant un chas­seur aguerri, j’en savais déjà plus que la plupart d’entre eux. La première chose que je me suis dit, c’est : “Génial, je ne suis pas le maillon faible.” Et tout de suite après j’ai pensé : “Putain, je ne suis pas le maillon faible !” » Azad se rappelle avoir combattu dans les YPG aux côtés d’an­ciens membres de la Légion étran­gère et de l’ar­mée améri­caine. Il y avait aussi un type, raconte le Texan, qui disait faire partie des Forces spéciales, mais qui était en réalité un agres­seur d’en­fants. Sans oublier un mannequin de linge­rie cana­dien, et un musul­man converti qui aimait embras­ser les combat­tants de Daech morts sur la bouche. « C’est devenu un club de fous », grom­melle Azad, expliquant pourquoi il est retourné en Irak pour se joindre aux pesh­mer­gas. « Beau­coup de gens viennent ici en pensant qu’ils vont être des John Wayne ou des Rambo, à courir et tirer partout. Mais ce n’est pas la réalité. » Roc Morin Lisez l’in­té­gra­lité de cette histoire. ↓ peshh

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