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Un puma blanc a été photo­gra­phié pour la toute première fois

par   Sarah Ben Bouzid   | 11 décembre 2020

Des biolo­gistes brési­liens de l’uni­ver­sité de Brasí­lia viennent de confir­mer qu’une série de photo­gra­phies, prises en 2013, montrent bel et bien un jeune puma atteint de leucisme. Cette muta­tion géné­tique, qui pare de blanc la majeure partie de son corps, en fait le premier cas de puma leucis­tique jamais observé, selon Natio­nal Geogra­phic le 3 décembre.

Crédits : ICMBio

Les mala­dies géné­tiques de couleur, telles que l’al­bi­nisme et le leucisme, sont rela­ti­ve­ment courantes chez les chats sauvages, mais pour des raisons incon­nues, elles étaient jusqu’ici presque incon­nues chez le puma, un préda­teur effi­cace dont l’ha­bi­tat s’étend du Canada au Chili, la plus grande aire de répar­ti­tion nord-sud de tous les chats sauvages.

Ce mâle extrê­me­ment rare a été pris en photo dans le parc natio­nal de Serra dos Órgãos, au sud-est du Brésil. « On ne verra peut-être aucun autre puma blanc de mon vivant », a déclaré Luke Hunter, direc­teur exécu­tif du programme « Big Cats » de la Wild­life Conser­va­tion Society . « C’est un ensemble de photos saisis­santes. »

Crédits : ICMBio

Les pumas, égale­ment connus sous le nom de cougars ou de « lions des montagnes », ont un pelage qui varie très peu dans l’en­semble. Selon Hunter, personne ne sait pourquoi les gènes de chan­ge­ment de couleur sont si rares chez cette espèce. « Mon hypo­thèse est que leur ancêtre loin­tain était unifor­mé­ment coloré, et cela a été main­tenu depuis au sein de l’es­pèce », explique-t-il. « Mais ce n’est qu’une consé­quence du carac­tère aléa­toire de la muta­tion, du lancer de dés géné­tiques. »

Le pelage pâle du puma leucis­tique n’est proba­ble­ment pas un handi­cap, selon Hunter. En tant que préda­teur d’em­bus­cade, il ne dépend pas de sa couleur mais du feuillage dans lequel il peut se cacher, pour s’ap­pro­cher de très près d’un petit mammi­fère avant d’at­taquer. La chasse serait plus diffi­cile, note-t-il, si le puma blanc chas­sait le cerf dans des plaines. Quant à sa capa­cité à trou­ver une parte­naire, Hunter a déclaré en riant qu’il était certain qu’une femelle puma ne s’y oppo­se­rait pas.

Crédits : ICMBio

Source : Natio­nal Geogra­phic 

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