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Une analyse de l’ADN humain révèle l’exis­tence d’un mysté­rieux ancêtre

par   Servan Le Janne   | 10 août 2020

Notre ADN est plus riche que ce que nous imagi­nions. Une équipe scien­ti­fique améri­caine vient d’y déce­ler les traces d’un loin­tain ancêtre. Son étude, relayée par Live Science vendredi 7 août, montre que l’Homo sapiens s’est accou­plé avec une espèce éteinte de primates.

Dans le cadre de ces travaux publiés par la revue PLOS Gene­tics, les cher­cheurs ont comparé les génomes de deux hommes de Néan­der­tal, un homme de Deni­sova et deux hommes modernes origi­naires d’Afrique. À l’aide d’une nouvelle méthode de calcul, ils ont retracé l’ori­gine de leurs gênes pour faire appa­raître les combi­nai­sons qui se sont produites au fil des siècles.

Les scien­ti­fiques ont ainsi déter­miné que l’Homo sapiens et l’homme de Néan­der­tal se sont mélan­gés il y a 300 000 à 200 000 ans. « L’hy­po­thèse la plus crédible est qu’un premier groupe d’hu­mains anato­mique­ment modernes est parti d’Afrique et a croisé l’homme de Nean­der­tal, peut-être au Moyen Orient », suppose Adam Siepel, biolo­giste au Cold Spring Harbor Labo­ra­tory, près de New York.

« Cette lignée », pour­suit-il « aurait ensuite été perdue – soit qu’elle se soit éteinte, soit qu’elle ait été absor­bée par l’homme de Nean­der­tal ou qu’elle soit retour­née en Afrique. » Puis les deux espèces se sont de nouveau rappro­chées il y a 50 000 ans.

L’ana­lyse a aussi montré que 1 % du génome de l’homme de Deni­sova provient du gêne d’un ancêtre inconnu, qui a dû être trans­mis il y a près d’un million d’an­nées. Selon Siepel, il pour­rait s’agir de l’Homo erec­tus, qui aurait fait la rencontre des Deni­so­viens et des Nean­der­ta­liens en Eura­sie. Même si l’es­pèce s’est éteinte, elle se retrou­ve­rait aujourd’­hui dans notre ADN.

Mais il ne s’agit là encore que d’une hypo­thèse et Adam Siepel et ses collègues vont pour­suivre leurs recherches pour tenter d’en savoir plus sur ce mysté­rieux ancêtre.

Source : Live Science

 

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