Objet indispensable de notre quotidien, les toilettes n’ont pas toujours existé. Leur légitimité a connu des hauts, des bas et quelques réticences. Retour sur son parcours chaotique.
La préhistoire
Quand on pense « toilettes préhistoriques », on pense à des hommes de Cro-Magnon déféquant dans tous les coins. C’est à peu près ça. Les chasseurs-cueilleurs mangeaient ce qu’ils trouvaient et se soulageaient au même endroit. Leurs déchets se désintégraient assez rapidement dans la nature.
L’Antiquité

Le Moyen-Âge
À l’exception des monastères et des couvents, les latrines n’existaient plus à cette époque. Les excréments étaient jetés dans la rue, parfois balancés par la fenêtre. Ce n’est pas étranger aux épidémies de peste, de choléra et de fièvre typhoïde.
La Renaissance
Ce n’est pas à cette époque que le peuple s’est réconcilié avec l’eau et l’hygiène. Comme au Moyen-Âge, les hommes comprenaient mal l’attrait que les Romains avaient pour l’eau. Ils la soupçonnaient même d’être à l’origine d’épidémies comme la peste et la syphilis. Les toilettes sèches ont remplacé les latrines. Il faudra attendre le XVIIe pour que les bienfaits de l’eau soient réhabilités. 
Le XIXe
L’invention de l’eau courante au XIXe siècle a signé l’arrivée des toilettes modernes et sauvé l’humanité de la fange. En 1885, Thomas Twyford a remplacé les toilettes en bois par un bloc de porcelaine. Dans les années 1960, les toilettes sont devenues un objet omniprésent dans les maisons et les appartements.
2020
Vos toilettes sont votre lieu de détente préféré. Après avoir réglé la température de votre abattant sur 28°C, vous vous asseyez pour profiter d’un quart d’heure de bien-être bien mérité. Après usage, votre washlet (des toilettes auto-nettoyantes) se vide toute seule. Un spray antibactérien caresse délicatement la cuvette pour éliminer la moindre trace de bactéries, tandis qu’un rayon UV stérilise l’abattant afin que le prochain quart d’heure soit aussi appréciable. Alors que vous vous apprêtez à fermer la porte, une brise d’huiles essentielles d’eucalyptus s’échappe lentement de votre précieuse washlet. Source : Scientific American