Une érup­tion de ce volcan russe serait un désastre pour la planète entière

par   Nicolas Prouillac   | 10 juin 2019

Le Bolshaya Udina s’est réveillé. Classé comme éteint par les géologues russes, ce volcan de la pénin­sule du Kamt­chatka montre des signes d’ac­ti­vité sismique qui font craindre aux scien­ti­fiques une érup­tion compa­rable à celle du Vésuve il y a près de 2 000 ans, qui avait ravagé Pompéi et Hercu­la­num. Une équipe de vulca­no­logues russes, saou­diens et égyp­tiens a publié ses résul­tats dans une étude à paraître dans la revue Jour­nal of Volca­no­logy and Geother­mal Research.

L’Udina est un stra­to­vol­can, c’est-à-dire que sa struc­ture est consti­tuée d’un empi­le­ment de coulées de lave surve­nues à chacune de ses érup­tions. Haut de 2 923 m, contre 1 281 m pour le Vésuve, son acti­vité a été obser­vée par les scien­ti­fiques entre mai et juin 2018. Les quatre stations sismiques instal­lées sur ses flancs ont relevé 559 événe­ments souter­rains dans la zone entou­rant le volcan, suggé­rant un possible réveil – et les catas­trophes qui l’ac­com­pa­gne­raient – de l’Udina.

« Ces proprié­tés sismiques pour­raient indiquer la présence d’in­tru­sions de magma consti­tué prin­ci­pa­le­ment de fluides et de fontes, suscep­tibles de justi­fier la modi­fi­ca­tion de son statut “éteint” à celui d’ “actif” », écrivent les scien­ti­fiques.

Dans une inter­view au maga­zine Science in Sibe­ria, citée par News­week, le prin­ci­pal auteur de l’étude Ivan Y. Kula­kov compare volon­tiers l’Udina au Vésuve. « Quand un volcan est resté silen­cieux pendant si long­temps, sa première érup­tion peut être catas­tro­phique », dit-il.

« Une grande quan­tité de cendres volca­niques est reje­tée dans l’air, et elles se déplacent très loin, pas seule­ment autour de la zone volca­nique. Elles affectent de vastes terri­toires tout autour de la planète. Rappe­lez-vous de Pompéi : le réveil du Vésuve a été précédé par un sommeil de milliers d’an­nées. Et l’érup­tion au Pérou en 1600 a mené à un refroi­dis­se­ment de l’Eu­rope et entraîné une famine en Russie. » Malheu­reu­se­ment, il n’y a rien que l’on puisse faire pour l’em­pê­cher d’ad­ve­nir.

Sources : News­week/Science in Sibe­ria

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