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Une Indienne de 11 ans pleure des larmes de sang

par   Axelle Tricomi   | 19 juin 2020

L’étrange cas d’une petite fille indienne pleu­rant des larmes de sang fascine les méde­cins de New Delhi, qui ont rapporté son cas dans la revue BMJ Jour­nals le 17 juin.

La fillette de 11 ans a été amenée à L’Ins­ti­tut indien des sciences médi­cales de New Delhi après cet épisode inquié­tant. Les ophtal­mo­lo­gistes de l’ins­ti­tut n’ont trouvé aucune raison appa­rente à cette patho­lo­gie rare, appe­lée haemo­la­cria, qui est indo­lore. La mère de la fillette a expliqué à l’équipe médi­cale que du sang coulait des yeux de sa fille depuis envi­ron une semaine, et cela sans douleur, ni tris­tesse.

« C’est horrible de voir du sang sortir de ses yeux, j’es­père que cela ne se repro­duira pas à l’ave­nir », leur a confié la mère inquiète. Mais après plusieurs jours d’ob­ser­va­tion, les méde­cins ont pu voir les larmes de sang de la jeune fille couler jusqu’a trois fois par jour, sans pouvoir l’ex­pliquer.

Crédits : BMJ Jour­nals

Après une batte­rie de tests, ils ne lui ont trouvé aucune anoma­lie. Ses analyses sanguines sont normales et ses canaux lacry­maux aussi. La petite fille est saine et n’a vécu aucun trau­ma­tisme qui pour­rait expliquer ses larmes de sang. L’étrange épisode n’a pas non plus altéré la vision de la jeune fille, qui a passé un examen de la vue abso­lu­ment parfait.

L’haemo­la­cria est une patho­lo­gie rare qui n’a jamais pu être expliquée. Le physi­cien grec Aetios d’Amida parlait déjà en 500 av. J.-C. de ce syndrome bizarre. Au XVIe siècle, un méde­cin italien du nom d’An­to­nio Bras­sa­vola rappor­tait des cas d’haemo­la­cria et les asso­ciait aux mens­trua­tions des jeunes femmes. Et une étude menée en 1991 sur 125 patientes volon­taires a en effet montré des traces de sang dans leurs larmes pour la moitié d’entre elles, en période rappro­chée de leurs mens­trua­tions.

Le fait que des hommes aient subi des épisodes simi­laires n’in­va­lide pas la thèse, car les méde­cins estiment que les hormones ont certai­ne­ment à voir avec ces larmes de sang. Mais le mystère demeure.

Source : BMJ Jour­nals

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