par Servan Le Janne | 16 mai 2017

Une Ford Torus noire se gare devant les bureaux du FBI à Washing­­ton ce 9 mai 2017, peu après 17 heures. L’homme qui en sort tient dans sa main une lettre au contenu explo­­sif. Après avoir passé les contrôles de sécu­­rité, il pénètre dans le bâti­­ment pour la remettre et tour­­ner les talons. Au même moment, à plus de 4 000 kilo­­mètres de là, son desti­­na­­taire en apprend le contenu par la télé­­vi­­sion. James Comey est viré. Le discours qu’il est en train de donner dans les locaux cali­­for­­niens de l’agence de rensei­­gne­­ment améri­­caine est le dernier en tant que patron. Donald Trump se débar­­rasse de lui comme il renvoyait les candi­­dats de l’émis­­sion de télé-réalité The Appen­­tice au mitan des années 2000 : d’un simple « You are fired ». Celui que le New York Times décrit comme « le plus grand patron du FBI depuis Edgar Hoover » connaît un destin moins glorieux. En un siècle, le rapport de force a changé mais la lutte pour le pouvoir n’a jamais vrai­­ment cessé.

Un empire dans un empire

Judith Exner coulait des jours tranquilles à Newport Beach, dans la banlieue huppée de Los Angeles, quand les nuits de sa jeunesse l’ont rattra­­pée. En 1975, cette quadra­­gé­­naire brune aux yeux déla­­vés vivait dans une grande maison avec son mari, Dan, un golfeur profes­­sion­­nel de 29 ans. L’or­­di­­naire de ce quoti­­dien luxueux était bien perturbé par quelques mauvais songes : Judith gardait un revol­­ver sous son oreiller. Mais ce n’était rien à côté du cauche­­mar qu’elle allait vivre. Le 17 décembre, son nom est apparu pour la première fois accom­­pa­­gné d’une odeur d’encre et de souffre dans les colonnes du Washing­­ton Post. Il figu­­rait en bonne place aux côtés de ceux de l’ex-président améri­­cain, John Fitz­­ge­­rald Kennedy, et du patron de la mafia de Chicago, Sam Gian­­cana. Pour avoir entre­­tenu une rela­­tion avec l’un comme avec l’autre, la femme au foyer voyait sa répu­­ta­­tion souillée et sa vie se figer dans le scan­­dale. Selon elle, le FBI la surveillait encore. En 1959, l’ac­­trice aspi­­rante de 25 ans fait la rencontre des deux hommes par l’in­­ter­­mé­­diaire de Franck Sina­­tra. Retissé dans son auto­­bio­­gra­­phie My Story, ce lien entre un candi­­dat à la Maison-Blanche marié, la pègre et une jeune femme attire l’œil de l’agence de rensei­­gne­­ment. Le Bureau a pris l’ha­­bi­­tude d’épier par le trou de la serrure tout ce que le pays compte de femmes et d’hommes d’in­­fluence. Son patron, Edgar Hoover, met à jours des fiches sur chacun. « Le 27 février 1962, il prévient le procu­­reur géné­­ral Robert Kennedy qu’il est au courant de la liai­­son entre son frère le Président et Judith Camp­­bell Exner », raconte Fabri­­zio Calvi dans le livre FBI, L’his­­toire du Bureau par ses agents. Une manière de faire pres­­sion sur la nouvelle admi­­nis­­tra­­tion au cas où elle voudrait l’écar­­ter. « Quelque temps plus tard », écrit le jour­­na­­liste français, « quand on lui demande s’il compte s’en débar­­ras­­ser, le trente-cinquième président des États-Unis répond en riant : “On ne licen­­cie pas Dieu !” » C’est dire le statut dont jouit le FBI. Fondé en 1908 par Charles Joseph Bona­­parte, le Bureau of Inves­­ti­­ga­­tion (BOI) devient vite un empire dans l’em­­pire améri­­cain. En tant que Procu­­reur géné­­ral des États-Unis, le petit-neveu de Napo­­léon Ier souhaite confier à cette nouvelle insti­­tu­­tion les tâches jadis endos­­sées par un chao­­tique réseau de détec­­tives privés. Le dépar­­te­­ment de la Justice se dote ainsi de son propre organe d’enquête à la tête duquel il place l’un de ses archi­­vistes monté en grade en 1924. Réputé intègre et travailleur, Edgar Hoover pose une condi­­tion : « Le Bureau ne doit plus dépendre du poli­­tique. Les nomi­­na­­tions et promo­­tions seront déci­­dées en fonc­­tion du mérite. Enfin, le Bureau ne doit plus dépendre que du Procu­­reur géné­­ral. » Sous son règne, la chasse aux espions alle­­mands initiée pendant la Première Guerre mondiale appa­­raît a poste­­riori bien modeste. Hoover cible toute sorte de gibier.


J. Edgar Hoover, l’arme à la main

De son passage par la section rensei­­gne­­ment du Bureau, il garde un bestiaire listant les mili­­tants, sympa­­thi­­sants anar­­chistes, commu­­nistes et syndi­­ca­­listes de chaque ville améri­­caine. Dès 1921, 450 000 fiches avaient été dres­­sées. Un système de surveillance à grande échelle se met ainsi en place en paral­­lèle de la lutte contre le crime orga­­nisé. Même les membres du Congrès sont concer­­nés. « Les agents doivent savoir si tel ou tel homme poli­­tique voit des pros­­ti­­tuées ou a des amantes », explique le jour­­na­­liste améri­­cain Ronald Kess­­ler, auteur de plusieurs ouvrages sur le FBI et la CIA. « Hoover s’ar­­range ensuite pour que les personnes fichées sachent qu’il détient ces infor­­ma­­tions. » Elles seront d’au­­tant moins sévères avec lui. Nommé « en atten­­dant de trou­­ver mieux », le patron du FBI s’ins­­talle dans la durée. Il n’aura véri­­ta­­ble­­ment les coudées franches qu’à la faveur d’un coup de force. Alors qu’en 1932, la marge de manœuvre du Bureau est « très limi­­tée », selon Fabri­­zio Calvi, ses hommes s’ap­­pro­­prient une affaire en dehors de leur champ de compé­­tence. Des commu­­niqués par centaines sont envoyés à la presse, lais­­sant penser qu’ils enquêtent sur l’as­­sas­­si­­nat du bébé de l’avia­­teur Charles Lind­­bergh. À son arri­­vée à la Maison-Blanche, Frank­­lin Delano Roose­­velt signe un décret pour lui confier le dossier. Hoover détient des trésors de données au sujet du nouveau président. Il possé­­de­­rait même des photos de sa femme nue. « Depuis 1940, le FBI a pris l’ha­­bi­­tude de péné­­trer dans les bureaux ou chez les parti­­cu­­liers pour y poser des micros et photo­­gra­­phier ce qui peut l’in­­té­­res­­ser », raconte Fabri­­zio Calvi. « Une pratique illé­­gale, mais couverte par le direc­­teur. » Renom­­mée FBI en 1935, l’agence endosse la respon­­sa­­bi­­lité exclu­­sive des affaires d’es­­pion­­nage, de contre-espion­­nage et de sabo­­tage quatre ans plus tard. Une compé­­tence déci­­sive pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’ar­­chi­­viste tout-puis­­sant

Les canons et Roose­­velt s’éteignent en 1945. Sans perdre une seconde, Hoover fait jouer ses réseaux à Washing­­ton pour se mettre dans la poche la nouvelle admi­­nis­­tra­­tion. Il « espère déve­­lop­­per une rela­­tion person­­nelle avec Truman », écrit l’agent William Sulli­­van dans ses mémoires. Las, le chef d’État ne goûte pas son penchant pour le secret. Il s’en tient à l’or­­ga­­ni­­gramme : « Chaque fois que j’au­­rai besoin des services du FBI, je le ferai savoir par le truche­­ment de mon Procu­­reur géné­­ral », tranche-t-il. L’an­­cien archi­­viste devenu tout-puis­­sant le prend comme un affront person­­nel. « À comp­­ter de ce jour, sa haine envers Truman ne connaît plus de bornes », note William Sulli­­van. Le 22 janvier 1946, un décret prési­­den­­tiel instaure l’Au­­to­­rité natio­­nale du rensei­­gne­­ment (Natio­­nal Intel­­li­­gence Autho­­rity, ancêtre du Natio­­nal Secu­­rity Coun­­cil) et la CIA.

Portrait de Judith Exner

Dans une espèce de jeu à somme nulle de la popu­­la­­rité, Truman semble perdre ce qu’Hoo­­ver capi­­ta­­lise au début des années 1950. Laminé dès la primaire démo­­crate de 1952, le premier ne peut qu’as­­sis­­ter à la montée en puis­­sance du second. Après avoir obtenu du Congrès un copy­­right sur le nom du Bureau, Hoover s’adjuge la produc­­tion d’un film tiré du livre FBI Story, paru en 1954. Il fraye avec le diplo­­mate Joseph Kennedy dont le fils annonce sa candi­­da­­ture à la magis­­tra­­ture suprême en 1960. De ses inves­­tis­­se­­ments bour­­siers à ses connexions mafieuses en passant par ses secrets d’al­­côve, rien de ce qui concerne cette famille ne lui échappe. C’est heureux car JFK est élu en novembre. Pour désa­­mor­­cer son renvoi, instam­­ment réclamé par le nouveau Procu­­reur géné­­ral, Robert Kennedy, le direc­­teur du FBI parle donc de Judith Exner à son président de frère. Les préro­­ga­­tives du FBI ne lui permettent guère d’enquê­­ter sur les assas­­si­­nats des frères Kennedy, en 1963 et 1968. Dans les années 1960, le Bureau se concentre sur la traque des oppo­­sants à la guerre du Viet­­nam, les mili­­tants des droits civiques, les acti­­vistes du Black Panthers Party et ceux du mouve­­ment estu­­dian­­tin. « Hoover consi­­dère l’en­­ga­­ge­­ment contre le gouver­­ne­­ment comme un crime », observe Ronald Kess­­ler. « Il met Martin Luther King sur écoute sans preuve. » Élu en 1963, Lyndon John­­son voue une confiance tein­­tée de crainte à Hoover. « Je préfère avoir ce vieux bâtard à l’in­­té­­rieur de la tente en train de pisser dehors plutôt que de l’avoir à l’ex­­té­­rieur en train de pisser dedans ! » confie-t-il. Ce « vieux bâtard » a 74 ans quand Richard Nixon arrive à la tête des États-Unis, en 1969. Son hégé­­mo­­nie est contes­­tée par l’al­­liance entre l’am­­bi­­tieux William Sulli­­van et le conseiller du président Tom Huston. « Sulli­­van croyait que, avec l’ap­­pui de Huston, il pour­­rait saper la posi­­tion de Hoover auprès du président et le rempla­­cer », se souvient le direc­­teur adjoint, Mark Felt. Le plan poussé par les deux hommes prévoit de faire rentrer dans le rang de la commu­­nauté du rensei­­gne­­ment le FBI, de rela­­ti­­vi­­ser sa posi­­tion par rapport à celles de la CIA, de la NSA et de la DIA. Un temps favo­­rable, Nixon l’en­­terre fina­­le­­ment. « Je savais que si Hoover avait décidé de ne pas coopé­­rer, ma déci­­sion impor­­tait peu », dira-t-il dans ses mémoires. Quand, enfin, il décide de le congé­­dier, le patron du FBI lui parle simple­­ment « de ses années gang­s­ters » pour l’en dissua­­der. Terrassé par une attaque cardiaque le 2 mai 1972, Hoover laisse une tonne d’ar­­chives et une consigne à sa secré­­taire, Helen Gandy : les liqui­­der. Elle « affirme qu’il lui a fallu plus de deux mois et demi pour détruire les archives person­­nelles de son ancien patron », écrit Fabri­­zio Calvi, en préci­­sant que son succes­­seur, Patrick Gray, récu­­père aussi des dossiers clas­­sés « offi­­ciel et confi­­den­­tiel ». Quoi qu’il en soit, « peu de choses ont été retrou­­vées », synthé­­tise le jour­­na­­liste. « Le pouvoir de chan­­tage dispa­­raît avec Hoover. » La même année, l’agent Mark Felt passe par le Washing­­ton Post pour dénon­­cer les finan­­ce­­ments irré­­gu­­liers de la campagne de Nixon et le système d’écoute qu’il met en place. Surnommé « Gorge profonde », il « est le seul à agir », remarque Ronald Kess­­ler, « même si beau­­coup d’autres au FBI désap­­prouvent le président ». Deux ans plus tard, le scan­­dale du Water­­gate pousse ce dernier à la démis­­sion. Le FBI endure alors les coups de vis de Washing­­ton et la révé­­la­­tion des excès de Hoover. En 1976, une loi limite à dix ans le mandat du président. 68 agents sont envoyés devant un tribu­­nal l’an­­née suivante. Son budget est même réduit dans les années 1980. Le 19 juillet 1993, Bill Clin­­ton consacre la subor­­di­­na­­tion du Bureau à la Maison-Blanche en renvoyant son direc­­teur, Williams Sessions. Auto­­pro­­clamé « Monsieur inté­­grité », il tombe pour une série d’abus de biens sociaux mis en lumière par le livre de Ronald Kess­­ler, The FBI: inside the world’s most power­­ful law enfor­­ce­­ment agency. Une première dans l’his­­toire.

Williams Sessions

De Clin­­ton à Clin­­ton

Le cas de Sessions n’est plus isolé depuis le renvoi de James Comey par Donald Trump, le 9 mai 2017. Mais les impli­­ca­­tions en sont diffé­­rentes. Quoique très critiqué pour son inca­­pa­­cité à préve­­nir l’at­­ten­­tat du 11 septembre 2001, le FBI gagne en pouvoir après la signa­­ture du Patriot Act, le 26 octobre. Alors procu­­reur fédé­­ral, James Comey enquête sur l’am­­nis­­tie accor­­dée par le président Bill Clin­­ton à Marc Rich, coupable d’éva­­sion fiscale. Par quoi est moti­­vée cette faveur à l’égard d’un homme d’af­­faires dont l’ex-femme figure parmi les dona­­teurs de la campagne du chef d’État ? Comey ne peut réunir assez d’élé­­ments pour le dire. Mais il aura l’oc­­ca­­sion de rouvrir un dossier au nom de Clin­­ton une décen­­nie plus tard. Nommé à la tête du FBI le 13 septembre 2013 par Barack Obama, James Comey est perçu comme un homme indé­­pen­­dant faisant le compro­­mis entre les Démo­­crates et les Répu­­bli­­cains. En juillet 2015, il se saisit d’une lettre en prove­­nance de l’ins­­pec­­teur géné­­ral de la commu­­nauté du rensei­­gne­­ment. Au FBI, tout le monde sait son contenu explo­­sif : comme révélé par le New York Times en mars, la candi­­date aux primaires démo­­crates a évoqué des infor­­ma­­tions clas­­si­­fiées dans des e-mails envoyés depuis sa boîte person­­nelle, hdr22@­­clin­­to­­ne­­mail.com, du temps où elle était ministre des Affaires étran­­gères d’Obama. Il faut enquê­­ter. « Nous savions, comme orga­­ni­­sa­­tion, nous n’avions pas le choix », avance l’agent John Giaca­­lone. Critiquée publique­­ment par son ancien minis­­tère en mai 2016, inter­­­ro­­gée pendant trois heures et demi par le FBI le 2 juillet, Hillary Clin­­ton se retrouve épin­­glée le 5 du même mois dans les conclu­­sions du rapport remis par James Comey. Elle a fait preuve d’une « négli­­gence extrême » indigne de « toute personne sensée », déclare-t-il. Car « des acteurs hostiles ont eu accès au cour­­rier élec­­tro­­nique de personnes avec lesquelles Hillary Clin­­ton était en contact régu­­lier ». Tous ces éléments sont à ses yeux insuf­­fi­­sants pour enga­­ger des pour­­suites. Mais la décou­­verte de nouveaux cour­­riels incite le FBI à rouvrir le dossier le 28 octobre, à 11 jours du scru­­tin. Ce que beau­­coup voient comme une ingé­­rence dans son dérou­­le­­ment est accueilli avec un plai­­sir non dissi­­mulé par son adver­­saire répu­­bli­­cain, Donald Trump. « J’ai beau­­coup de respect pour le FBI et le dépar­­te­­ment de la Justice, qui ont enfin le courage de corri­­ger l’ef­­froyable erreur qu’ils ont faite », déclare-t-il dans le New Hamp­­shire. Un enthou­­siasme qui ne durera pas.

Rencontre entre Trump et Comey à la Maison-Blanche
Crédits : Reuters

Donald Trump ignore encore que le FBI n’enquête pas seule­­ment sur sa rivale mais égale­­ment sur lui-même. Alors que les e-mails d’Hillary Clin­­ton commençaient à être fouillés, à l’été 2015, le Comité natio­­nal démo­­crate a subi une attaque infor­­ma­­tique attri­­buée à des hackers russes. Or, constate rapi­­de­­ment James Comey, l’en­­tou­­rage de son adver­­saire répu­­bli­­cain se perd en rami­­fi­­ca­­tions vers la Russie. Le conseiller aux affaires étran­­gères de sa campagne, Carter Page, était dans le radar du FBI depuis qu’un espion russe tenta de la recru­­ter en 2013, d’après le New York Times. Quant à son conseiller en commu­­ni­­ca­­tion, Paul Mana­­fort, il dut démis­­sion­­ner le 19 août 2016, après avoir été accusé de corrup­­tion dans le cadre des conseils qu’il donnait à l’ex-président ukrai­­nien Viktor Ianou­­ko­­vitch, dépeint comme pro-russe par Washing­­ton. Un autre proche de Trump, Michael Flynn, fut poussé à la démis­­sion le 13 février 2017 pour s’être entre­­tenu par télé­­phone avec l’am­­bas­­sa­­deur russe aux Etats-Unis, Sergey Kislyak, et pour avoir donné une « infor­­ma­­tion incom­­plète » au vice-président Mike Pence à propos de ces discus­­sions. Il aurait par ailleurs reçu 50 000 dollars en 2015 de la part de trois entre­­prises russes, dont 31 000 dollars pour la parti­­ci­­pa­­tion à une confé­­rence de Russia Today où il était placé à côté de Vladi­­mir Poutine. Égale­­ment suspecté par le Washing­­ton Post d’avoir parlé à Sergey Kislyak, le procu­­reur Jeff Sessions nie en bloc. Le 20 mars, devant une commis­­sion parle­­men­­taire sur le rensei­­gne­­ment, James Comey révèle que le FBI enquête sur les liens entre la Russie et la campagne de Donald Trump. Devant une commis­­sion séna­­to­­riale, le 3 mai, il appa­­raît convaincu du rôle de Moscou : « La Russie est la plus grande menace sur Terre. Une des meilleures leçons que nous avons apprises est qu’elle inter­­­fé­­rera encore dans la poli­­tique améri­­caine. À cause de l’élec­­tion de 2016, elle sait que cela fonc­­tionne. » Une semaine plus tard, il apprend son renvoi par la télé­­vi­­sion. Dans un entre­­tien à NBC, le 12 mai, Donald Trump en donne la raison : « En fait, quand je me suis décidé, je me suis dit : “Ce truc avec la Russie, Trump et la Russie, c’est une histoire inven­­tée.” » Pour la contes­­ter, le président n’a eu qu’à envoyer une simple lettre à Comey. À la diffé­­rence de Hoover – qui était sans conteste plus puis­­sant –, ce dernier pouvait diffi­­ci­­le­­ment le mena­­cer de rendre public une quel­­conque frasque. Toutes celles qui étaient déjà connues n’ont pas empê­­ché son élec­­tion.

Crédits : AP

Couver­­ture : De Hoover à Comey. (Ulyces.co)


 

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