par Seth Ferranti | 13 avril 2016

50 Cent X Ja Rule

D’un côté, il y avait la Supreme Team, un gang de dealers du Queens fondé dans les années 1980 par Kenneth « Supreme » McGriff. Ils opéraient depuis Jamaica, l’un des quar­­tiers les plus pauvres de la ville. À la fin des années 1990, alors que le gang se déli­­tait, Supreme – ou « Preme », comme ils l’ap­­pe­­laient – ne s’est pas rangé pour autant, car il avait le gang­s­té­­risme dans le sang. De l’autre, il y avait Murder Inc. Records, un label fondé en 1997 par les frères Irv et Chris Gotti, qui voulaient jouer aux gang­s­ters eux aussi. Mais tandis que pour Preme, cela rimait avec trafic de drogue et maccha­­bées, pour Murder Inc. ça n’al­­lait pas plus loin que les embrouilles entre rappeurs, dans lesquelles ils gonflaient le torse pour avoir l’air méchant.


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Curtis Jack­­son en 1994

Autour d’eux gravi­­tait un rappeur encore confi­­den­­tiel à l’époque, qui n’a pas tardé à s’at­­ti­­rer la colère de Murder Inc. et de Preme. Il se faisait appe­­ler 50 Cent. Curtis Jack­­son, qui vivait avec ses grands-parents dans le Queens, avait adopté le surnom de 50 Cent en réfé­­rence à jeune crimi­­nel à la Billy the Kid dont le nom de baptême était Kelvin Martin. Ce dernier venait des cités de Fort Green, à Brook­­lyn, où il s’était forgé une solide répu­­ta­­tion de braqueur de rappeurs. Il s’est fait descendre à l’âge de 22 ans. « J’ai pris le nom de 50 Cent parce qu’il repré­­sente tout ce qui m’im­­porte », explique-t-il. « Je suis le même genre de gars. Tous les moyens sont bons pour subve­­nir à mes besoins. » Dans le Queens, 50 Cent se construi­­sait peu à peu une répu­­ta­­tion de rappeur qui n’avait peur de rien, et surtout pas de la contro­­verse.



Au sein de l’in­­dus­­trie musi­­cale, il pouvait comp­­ter sur le soutien de Jam Master Jay, de Run DMC et de Chaz Williams, de Black Hand Enter­­tain­­ment. 50 avait goûté une première fois au succès et à la noto­­riété grâce à la bande-origi­­nale de Black Gang­s­ter, et il en voulait davan­­tage. Il est apparu sur les radars en 1999 avec le morceau « How to Rob » ou, comme on l’ap­­pe­­lait dans le quar­­tier, How to Rob an Indus­­try Nigga (« comment braquer un mec de l’in­­dus­­trie »). Avec ce premier single, 50 a écrit le morceau ultime pour s’at­­ti­­rer des problèmes : dans ses lyrics, il s’en prenait à tous les rappeurs en vogue à l’époque, décri­­vant comment il les dépouille­­rait violem­­ment. « How to Rob » l’a instan­­ta­­né­­ment rendu célèbre dans le milieu, mais il a aussi fait de lui une cible. 50 voulait utili­­ser le beef pour faire avan­­cer sa carrière, et les membres de Murder Inc. ont été les premiers à mordre à l’ha­­meçon. « Je crois que ça a commencé avec un clip que je tour­­nais sur Jamaica Avenue », se souvient Ja Rule. « On vient tous les deux du même coin. Quand il a vu que les gens du quar­­tier l’ado­­raient, il n’a pas supporté le fait qu’ils m’ai­­maient aussi. » Irv Gotti, cofon­­da­­teur de Murder Inc., confirme son analyse : « Si 50 avait la haine, c’était par pure jalou­­sie. On était sur Jamaica Avenue en train de tour­­ner le clip de “Murder for Life”, et tous les vrais gang­s­ters du quar­­tier étaient venus pour nous soute­­nir : Supreme, Slim et les autres. 50 est venu s’em­­brouiller avec Rule. Je ne sais plus si Rule a répondu ou pas. On savait à peine qui c’était. Et il est devenu le rappeur le plus popu­­laire du monde, pas de chance. Ça s’est vrai­­ment passé comme ça. C’est pour ça que quand on repense à cette embrouille avec Rule, on se dit qu’on aurait peut-être dû se conten­­ter de lui faire un câlin. »

D’après l’as­­so­­cié de Supreme, Chaz « Slim » Williams, la vendetta de 50 vient du jour où Ja Rule lui a mis un vent. 50 s’est senti insulté et il a fait de Murder Inc. son ennemi juré. Qu’il s’agisse d’une véri­­table animo­­sité ou d’op­­por­­tu­­nisme – car un beef avec le label pouvait l’ai­­der à se faire un nom –, 50 n’en criait pas moins sa rancœur sur tous les toits. Mais pour lui visi­­ble­­ment, les choses étaient très sérieuses. « Il tour­­nait un clip sur Jamaica Avenue et toute la clique était là. Ja a commencé à ouvrir sa bouche sur moi et à dire aux gens que je ne savais pas rapper. Il voulait me pour­­rir devant mes fans », raconte 50.

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Ja Rule
Crédits : DR

Selon lui, l’em­­brouille remonte au jour où un pote à lui a volé une chaîne à Ja Rule. « Ce type de la cité Bais­­ley, Lil’ Troy, avait fauché des affaires à Ja. Ja m’a vu avec lui au club Amazura, dans le Queens, et quand il a vu qu’on était potes, il a commencé à se compor­­ter diffé­­rem­­ment », raconte 50. « Comme si je n’al­­lais pas dire bonjour à un pote parce qu’il l’avait volé… Ja et ses potes étaient occu­­pés à se frot­­ter aux meufs sur la piste, ils avaient la dalle, et il en a profité pour voler une chaîne à ce trou­­duc. Mais il sait que je n’avais rien à voir dans l’af­­faire. Ensuite, quand je suis allé en coulisse pour le saluer, il a hésité à me répondre. À partir de là, je me suis dit : “Qu’il aille se faire foutre.” » Murder Inc. avait snobé 50, on avait volé une chaîne à Ja Rule : les hosti­­li­­tés pouvaient commen­­cer. Rule a parlé du vol à Gotti, qui a passé le mot à Supreme, qui est allé trou­­ver Lil’ Troy pour récu­­pé­­rer la chaîne de Ja. « Je n’ai même pas eu besoin de le mena­­cer pour ça », dit Supreme. « J’ai lu plein d’ar­­ticles dans lesquels 50 raconte que c’est son gars qui a volé Ja. Mais c’était le mien. C’est moi qui l’ai formé. » 50 ne voulait pas en rester là. « Lil’ Troy et moi, on est de la même époque. On a fait des coups ensemble. Quand Preme dit qu’il a été formé par la Supreme Team, sous ses ordres, c’est la vérité. Mais on s’en­­ten­­dait bien lui et moi », raconte-t-il.

L’in­­ci­dent a cris­­tal­­lisé les tensions entre Murder Inc. et 50 Cent. Il semble aussi confir­­mer la théo­­rie selon laquelle Supreme avait été engagé pour assu­­rer la protec­­tion du label en l’échange de finan­­ce­­ments pour son film. « Après ça, j’ai eu une conver­­sa­­tion avec Preme. Il m’a dit : “Hey, laisse ce mec tranquille. Je sais que c’est une baltringue, mais c’est lui qui me fait bouf­­fer.” Le message est passé. Ja venait de sortir “Holla, Holla”, il se sentait invin­­cible. Juste après, j’ai sorti “How to Rob” », dit 50. Le morceau a enve­­nimé les choses entre lui et Murder Inc.

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Kenneth « Supreme » McGriff

« On était supposé faire une date ensemble à l’Atrium », raconte 50. « Quand je suis arrivé à Atlanta, il y avait huit mecs qui m’at­­ten­­daient devant mon hôtel. Je suis sorti de la voiture et j’ai commencé à me foutre de la gueule de Ja. Il avait amené une petite batte. On est entré dans l’hô­­tel et je lui ai tapé sur l’épaule pour lui dire : “Mec, faut qu’on se parle.” Au début, tout se passait bien. Je lui ai expliqué pourquoi j’avais fait le morceau. Et là, il a commencé à dire : “T’au­­rais dû me le dire en face comme un homme !” Il gesti­­cu­­lait avec ses mains, il parlait bien fort, en jetant des regards à ses potes pour qu’ils le voient bien me crier dessus… J’étais obligé de lui mettre mon poing dans la gueule. Et ils m’ont sauté dessus. »

Par respect pour Supreme, 50 avait tenté d’apai­­ser la situa­­tion, mais il devait malgré tout se défendre. Il est sorti de la baston avec une autre chaîne de Ja – un détail qui a porté un coup supplé­­men­­taire à la street cred de Murder Inc. « J’ai arra­­ché sa chaîne pendant qu’on se battait et je lui ai dit de venir la cher­­cher », dit-il. « Mais la police allait débarquer et tout le monde s’est dispersé. » Quand 50 est retourné à New York, Supreme est venu le voir pour lui deman­­der ce qui s’était passé. « Je lui ai expliqué fran­­che­­ment la situa­­tion », dit 50. « Du coup, il a compris. Il a dit qu’il ne pouvait pas m’en vouloir et il m’a filé une montre en or en échange de la chaîne. » L’af­­faire ne s’est pas arran­­gée pour autant. Les gars de Murder Inc. étaient furieux, ils voulaient enter­­rer 50 Cent. Ils prévoyaient de ruiner sa répu­­ta­­tion pour mettre un terme préma­­tu­­ré­­ment à sa carrière.

La rencontre

Supreme jouait les média­­teurs dans l’af­­faire, car pour lui, c’était des conne­­ries de rappeurs. « J’es­­sayais de mettre fin au problème », raconte Preme. « Je pensais que l’em­­brouille était partie d’un truc débile. Je crois que 50 a raconté ensuite que c’est parce que Ja Rule ne lui avait pas dit bonjour, un truc comme ça. » Il a essayé de faire peser son influence sur 50. « Preme me disait de me calmer. Mais juste après, Ja Rule a recom­­mencé à ouvrir sa gueule », dit 50. « Il est revenu plusieurs fois me dire de lais­­ser Murder Inc. tranquille. Mais je ne l’ai pas écouté et je suis allé voir Ja dans le quar­­tier du Coli­­seum. Un pote m’avait appelé de chez le barbier pour me dire qu’ils tour­­naient un clip là-bas. Alors j’y suis allé en moto, en prenant un flingue avec moi. Ja m’a bien vu. Supreme aussi, il était de l’autre côté de la rue. Lorsqu’il m’a vu m’ap­­pro­­cher à pieds du tour­­nage, il m’a dit : “Eh, viens là ! N’y pense même pas. Je te vois.” Il m’a pris à part, j’étais hors de moi. Je disais : “C’est quoi son problème, à ce connard ?” Il m’a raisonné : “Nan, nan, je t’ai déjà prévenu : tu les laisses tranquille, mec. Tu sais qu’ils vont rien faire.” »

Par respect pour Supreme, 50 a laissé tomber une fois encore. Mais Murder Inc. ne voyait pas les choses comme ça. « Quand j’ai entendu le premier son sortir de sa bouche, j’au­­rais dû aller direct en studio pour écrire un morceau sur la façon dont je lui avais cassé la gueule », dit Ja. « Mais je me suis dit que c’était personne, j’ai laissé pisser. Le seul problème, c’est qu’il s’est rappro­­ché d’Emi­­nem et de Dre. Après ça, tout le monde voulait entendre ce qu’il avait à dire. Mais c’est moi qui ai commencé l’em­­brouille. Tout le monde pense que c’est ce gars. Mais c’est moi qui ai commencé le truc, et il en a fait un beef de rap. Ça a commencé dans la rue bien avant de finir en musique. 50 est allé se cacher dans un studio et il a écrit des rimes sur l’af­­faire. Mais je suis le seul mec à m’être frotté à lui. »

« J’avais un Mac-32 chargé sur moi. Je suis arrivé devant l’im­­meuble mais je ne suis pas entré. » — 50 Cent

Tandis que Ja Rule et 50 se chauf­­faient, d’autres gardaient la tête froide. Ces mecs-là en connais­­saient un rayon sur les embrouilles qui finissent mal, alors ils essayaient d’ar­­ran­­ger les choses. « L’em­­brouille entre Ja Rule et 50 Cent était due en partie au fait que Supreme défen­­dait Ja Rule et que 50 Cent se sentait rejeté », dit T. Supreme et Chaz Williams sont inter­­­ve­­nus pour essayer de tout apla­­nir une fois encore. « Ils ont arrangé une rencontre entre moi, lui et Chaz dans les bureaux de Black Hand Enter­­tain­­ment. À l’époque, tout allait bien entre moi et Chaz. Tout Murder Inc. était là avec Preme et j’étais supposé aller là-bas avec Chaz pour régler le problème », raconte 50. « Ils voulaient vrai­­ment me casser les couilles. Pourquoi ? Parce qu’ils savaient que j’étais un vrai. C’est tout. Je suis pas comme eux, on n’est pas du même sang, on n’a pas vécu les mêmes choses. Toutes les conne­­ries que j’ai pu faire, c’est à cause de gars comme ça. La plupart des mecs qui parlent comme des gang­s­ters au micro n’ont aucune envie de faire ce qu’ils racontent dans leurs lyrics. Ja n’a jamais été un gars de la rue, il n’a jamais rien trafiqué, il n’a jamais sorti un flingue, il n’a rien fait de ce qu’il raconte sur ses disques. » 50 Cent l’avait mauvaise de voir Preme le reje­­ter de cette façon, mais Preme pensait avoir misé sur le bon cheval. Comment pouvait-il savoir que 50 aurait le succès qu’il a eu ?

À l’époque, Murder Inc. était tout en haut du rap game, et ils voulaient faire la misère à 50 Cent, malgré les négo­­cia­­tions de paix. Les vrais gang­s­ters, Preme et Chaz, orga­­ni­­saient les rencontres. Murder Inc. ne faisait que jouer son rôle, un rôle que le crew s’était construit clip après clip. 50 venait de la cité, mais les anciens étaient d’avis qu’il avait un lais­­ser-passer grâce à sa mère. Dans le quar­­tier, tout le monde savait la vérité. « 50 n’ar­­ri­­vait pas à la cheville de Brina », affirme l’Ar­­naqueur du Queens – un des membres de la Supreme Team. Sabrina a donné nais­­sance à Curtis à l’âge de 15 ans. Elle trafiquait de la cocaïne et s’est occu­­pée de lui jusqu’à ce qu’elle soit assas­­si­­née – Curtis avait huit ans. Un inconnu avait drogué son verre et elle avait perdu conscience. Il avait ensuite ouvert le gaz et fermé les fenêtres de son appar­­te­­ment. « Qu’est-ce que je serais allé foutre à une réunion où tout le monde était d’ac­­cord sur la ques­­tion sauf moi ? » dit 50. « J’avais un Mac-32 chargé sur moi. Je suis arrivé devant l’im­­meuble mais je ne suis pas entré, j’ai eu le senti­­ment que c’était une impasse. Les mecs allaient forcé­­ment mal parler parce qu’ils étaient tranquilles chez eux et qu’ils m’avaient fait venir tout seul. J’au­­rais dû tuer quelqu’un, et après ç’au­­rait été foutu. Donc je ne suis pas allé à la rencontre orga­­ni­­sée par Chaz, le type qui était supposé n’avoir aucun problème avec moi. Main­­te­­nant il dit que Ja était son ami… donc en fait, il était de son côté depuis le départ. » Quand il a réalisé que 50 ne vien­­drait pas, Chaz l’a appelé et lui a dit qu’il ne pouvait plus rien faire pour lui. Il s’en lavait les mains.

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South Jamaica, dans le Queens
Crédits : YouTube

Mais l’em­­brouille ne s’est pas arrê­­tée là. Aux envi­­rons d’une heure du matin, le 24 mars 2000, 50 Cent a été attaqué en repré­­sailles par les membres de Murder Inc. C’était à la Hit Factory, un studio d’en­­re­­gis­­tre­­ment de Manhat­­tan sur West 54th Street. « 50 était en studio à ce moment-là. Les mecs de Murder Inc. se sont poin­­tés, les lumières se sont éteintes, et quelqu’un a planté 50. Il a couru se réfu­­gier dans le studio d’à côté, avant de fermer la porte et d’ap­­pe­­ler la police », raconte Karine « Supe­r­­head » Stef­­fans. 50 a été admis aux urgences du centre hospi­­ta­­lier St. Luke-Roose­­velt pour une lacé­­ra­­tion à la poitrine et un poumon partiel­­le­­ment affaissé. Il a reçu plus tard une ordon­­nance de protec­­tion contre Murder Inc. Le maga­­zine The Source l’a d’abord publiée dans un de ses numé­­ros, et le site gets­­me­­dia.com l’a reprise accom­­pa­­gnée d’un message : « Les vrais ne balancent pas. 50 Cent ne repré­­sente pas la rue. C’est un lâche et un menteur : les docu­­ments judi­­ciaires ça ne s’in­­vente pas. » L’in­­té­­ressé a répondu dans le maga­­zine Don Diva : « Je n’ai jamais été au commis­­sa­­riat pour deman­­der une protec­­tion contre qui que ce soit. Je connais les mecs qui m’ont fait ça. Ça se réglera dans la rue. »

Le rappeur Scar­­face a examiné le docu­­ment avant de prendre la défense de 50 Cent. « C’est des conne­­ries », disait-il à l’époque. « Ce gamin dit la vérité, c’est n’im­­porte quoi ce truc. On ne peut même pas lire ce qui est écrit dessus, c’est une copie d’une copie. » « S’il y a bien une chose que vous ne voulez pas qu’on dise de vous dans la rue, c’est que vous êtes une balance », écrit 50 dans son auto­­bio­­gra­­phie. « On condamne un type à mort quand on l’ac­­cuse de ça. » Mais Murder Inc. n’en démor­­dait pas. « Nous avions des docu­­ments qui disaient que Curtis Jack­­son et Marvin Bernard (Tony Yayo) avaient une ordon­­nance de protec­­tion contre nous et qu’ils nous attaquaient en justice », dit Ja Rule. « 50 a laissé tomber parce qu’il avait décro­­ché son contrat et qu’il savait que ça aurait tout gâché. Mais Yayo a été payé. Ce type, je lui ai acheté sa première chaîne et sa première voiture. J’ai dû lui filer 50 000 dollars, et il a pour­­suivi Sony et la Hit Factory en plus. Il a attaqué tout le monde. Quelle petite pute. » Murder Inc. et Preme étaient furieux après 50. Ils essayaient de l’écra­­ser de toutes les façons possibles.

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1999–2003

Ja Rule a répondu en musique sur l’in­­tro de Survi­­val of the Illest 2. « C’est ça que j’au­­rais dû faire », commence Ja Rule. « J’au­­rais dû sortir plus de morceaux pour que le public sache bien ce que je pensais de ce type, et qui il était vrai­­ment. Il n’ar­­rê­­tait pas de dire : “Nique Ja Rule, nique Murder Inc.” » Mais dans cette affaire, Murder Inc. était Goliath et 50 Cent était David, c’est pourquoi ils préfé­­raient l’igno­­rer. « Il sortait plein de morceaux pour m’in­­sul­­ter et en même temps il disait à la police qu’il avait peur pour sa vie à cause de nous », dit Ja. « J’étais coincé parce que je ne voulais pas me retrou­­ver au tribu­­nal pour mes lyrics. Parfois, les embrouilles, c’est juste pour les fans, c’est du spec­­tacle. Mais pour moi ce n’était pas le cas, c’était bien réel. C’est 50 qui en a fait un show. » Et comme 50 Cent disait qu’il voulait régler ça dans la rue, Murder Inc. l’a pris au mot.

LISEZ LA SUITE DE L’HISTOIRE ICI

COMMENT SUPREME A DÉCIDÉ DE FAIRE ASSASSINER 50 CENT

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Traduit de l’an­­glais par Nico­­las Prouillac et Arthur Scheuer d’après un extrait du livre de Seth Ferranti, Supreme Team. Décou­­vrez sa bande-dessi­­née tirée de l’his­­toire. Couver­­ture : 50 Cent.


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