par Harrison Weber | 27 janvier 2017

ulyces-projectara-01 Il n’avait rien de commun avec l’iP­­hone, ou quelque autre produit qu’Apple aurait pu créer. Le 10 septembre 2013, le jour où Apple a dévoilé l’iP­­hone 5S, le desi­­gner néer­­lan­­dais Dave Hakkens a posté une vidéo sur YouTube pour faire la promo­­tion de son projet de fin d’études : Phone­­bloks, « un télé­­phone qui mérite d’être conservé ». Hakkens avait imaginé un smart­­phone fait de blocs inter­­­chan­­geables, dont chaque bloc – l’écran, la batte­­rie, le proces­­seur, etc. – pouvait être faci­­le­­ment amélioré ou réparé, afin qu’il n’at­­ter­­risse pas dans une décharge deux ans plus tard. « Au début, on espé­­rait rece­­voir envi­­ron 500 soutiens », raconte Hakkens, mais 48 heures plus tard, la vidéo était deve­­nue virale et comp­­tait des millions de vues. Elle a fait l’ef­­fet d’un élec­­tro­­choc à un petit incu­­ba­­teur tech­­no­­lo­­gique du nom d’ATAP, l’équipe en charge des projets et tech­­no­­lo­­gies avan­­cées au sein de Moto­­rola. « Phone­­bloks a été annoncé et ça a rendu les gens dingues. Si la vidéo de Dave Hakkens n’avait pas buzzé autant, nous n’au­­rions proba­­ble­­ment pas annoncé Ara avant au moins un an de plus », confie l’an­­cien lead desi­­gner du projet Dan Makoski. « Dave a éventé notre projet malgré lui. » https://www.youtube.com/watch?v=oDAw7vW7H0c Le studio ATAP travaillait en secret depuis plus d’un an sur un appa­­reil simi­­laire : un télé­­phone composé de morceaux person­­na­­li­­sables à l’in­­fini qu’ils appe­­laient des modules. L’objec­­tif n’était pas d’en faire un télé­­phone pour lequel vous feriez la queue chaque année afin d’ache­­ter sa dernière version. C’était quelque chose de radi­­ca­­le­­ment diffé­rent. De bloc en bloc, il devait s’agir d’un télé­­phone que vous construi­­siez selon vos envies. « Ara Knaian, de NK Labs, est l’homme d’après qui le projet a été baptisé. Lui et son équipe ont trouvé comment le faire marcher », se souvient Makoski. Ils avaient déjà fina­­lisé les premiers modèles indus­­triels. « Si nous avions attendu davan­­tage pour révé­­ler que nous travail­­lions là-dessus, tout le monde aurait pensé que nous avions copié Dave. Alors on s’est dit : “Merde, qu’est-ce qu’on doit faire ?” Au final, on a juste appelé Dave. » 48 jours plus tard, Moto­­rola a dévoilé le Projet Ara.

Phone­­bloks

« En y repen­­sant, je n’ai jamais appelé ça un télé­­phone modu­­laire », confesse Hakkens. « J’avais un vieil appa­­reil photo cassé que je n’ar­­ri­­vais pas à répa­­rer. J’ai fini par le mettre en pièces et j’ai constaté que tous les compo­­sants étaient encore en bon état, sauf un. Je me suis fait la réflexion qu’il était absurde de tout jeter parce qu’un seul élément était cassé. » « Au départ, je voulais créer un télé­­phone qui dure­­rait 100 ans. Puis j’ai réalisé à quel point j’ai­­mais la tech­­no­­lo­­gie – le fait qu’elle évolue et qu’elle s’amé­­liore constam­­ment. Le seul ennui, c’est qu’à chaque amélio­­ra­­tion, on jette tout ce qui précède. J’ai commencé à m’in­­té­­res­­ser à la ques­­tion et j’ai pris conscience de tous les déchets élec­­tro­­niques que ça génè­­re… Et encore, pour le moment il ne s’agit que de certains appa­­reils, mais dans le futur tout sera connecté : les ther­­mo­s­tats, les frigi­­daires, les micro-ondes. Qu’est-ce qu’il se passe si une puce tombe en rade dans votre frigo ? Est-ce qu’on devra tout jeter ? »

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Dave Hakkens
Crédits : Senn­­hei­­ser

L’his­­toire de Phone­­bloks a pris comme un feu de paille. Les blogs de tech­­no­­lo­­gie ont écrit en masse sur le projet, et des hordes de fans ont exprimé leur soutien en twee­­tant, ou en parta­­geant l’idée via un outil marke­­ting viral appelé Thun­­der­­clap. En réac­­tion, des déve­­lop­­peurs du monde entier ont dit que le projet était caduque, car impos­­sible à construire. Peut-être avaient-ils raison. « Phone­­bloks se faisait détruire par des ingé­­nieurs sur Reddit. Ils disaient qu’il n’y avait aucun moyen pour que ça marche et qu’il ne s’agis­­sait que d’une chimère. Le design de Dave était tota­­le­­ment irréa­­liste, car c’est un desi­­gner avant tout, il n’avait pas conscience de la complexité que cela indui­­sait », explique Makoski. « Je n’ai pas fait beau­­coup d’ef­­forts pour penser l’es­­thé­­tique de l’ap­­pa­­reil, ce n’est pas ce qui m’in­­té­­res­­sait. Je l’ai réduit à sa plus simple expres­­sion : des blocs », explique Hakkens. « Après ça, je me suis dit que ce n’était pas une mauvaise idée de le mettre en ligne, histoire de voir s’il pouvait avoir du soutien. J’étais sûr que s’il rempor­­tait l’adhé­­sion de beau­­coup de gens, les entre­­prises voudraient le fabriquer. » L’idée a fait vibrer la corde sensible. Hakkens n’avait besoin que d’un construc­­teur. C’est là qu’ATAP l’a appelé. ulyces-projectara-02 Quand Google a fait l’ac­qui­­si­­tion de Moto­­rola Mobi­­lity pour 12,5 milliards de dollars en mai 2012, la culture maker ressem­­blait à l’aube d’une révo­­lu­­tion indus­­trielle. Les food trucks ont envahi le campus tout neuf de Moto­­rola à Sunny­­vale, en Cali­­for­­nie, car la café­­té­­ria était encore en construc­­tion. Le nouveau PDG de l’en­­tre­­prise, Dennis Wood­­side, cher­­chait quelqu’un pour diri­­ger l’in­­no­­va­­tion chez Moto­­rola version Google : il a confié la tâche à l’an­­cienne direc­­trice de la DARPA, Regina Dugan. « Regina était l’âme d’ATAP », se souvient Makoski. Il a rejoint le groupe avec un compte à rebours : il avait deux ans à ATAP – une règle que Dugan a élaboré du temps où elle était à la DARPA ; les nouveaux arri­­vants rece­­vaient un badge avec une date d’ex­­pi­­ra­­tion. « Quand Regina m’a engagé, je n’avais aucune idée de ce sur quoi je travaille­­rais. J’avais quelques idées en tête et je les ai couchées sur papier durant ma première semaine. Six direc­­tions vers lesquelles aller. L’un de ces brouillons était un genre de ques­­tion. » « Je me suis demandé quel était le smart­­phone qui provoquait la plus grande admi­­ra­­tion, et bien sûr, c’était l’iP­­hone. J’adore le design d’Apple, mais j’avais assisté à la nais­­sance de la culture maker, à Maker Faire, Tech Shop… les premières lueurs d’un modèle très diffé­rent de celui que propose Apple. Ils sont en quête de l’objet parfait. Pour moi, c’est en quelque sorte l’ex­­pres­­sion ultime de la vision de Henry Ford : réali­­ser un même objet des millions de fois à la perfec­­tion. »

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Regina Duncan
Crédits : DR

« Ma ques­­tion était donc de savoir ce qu’il se passe­­rait si on faisait tout le contraire », raconte Makoski. « Nous avons commencé à songer au concept d’une person­­na­­li­­sa­­tion à l’ex­­trême. Est-ce que cela marche­­rait ? Nous avons fait des recherches appro­­fon­­dies – notam­­ment sur l’uni­­vers du tatouage, car c’est un des domaines qui promeut la person­­na­­li­­sa­­tion à l’ex­­trême. » C’est ainsi que le projet Ara a été baptisé une première fois ; avant qu’il ne s’ap­­pelle Ara – en réfé­­rence à son futur direc­­teur de l’in­­gé­­nie­­rie soft­­ware, élec­­trique et méca­­nique, Ara Knaian –, Makoski l’avait appelé Esprimo, l’es­­pé­­ranto pour « expres­­sion ». Au cours des premiers mois d’ATAP, Dugan et Makoski faisaient souvent quelques pas ensemble pour aller déjeu­­ner. Ils traver­­saient le parking pour manger au meilleur food truck : Sam’s Chow­­der Mobile. Durant l’une de ces pauses repas, en faisant la queue, Dugan a eu une révé­­la­­tion. « Un food truck ! » s’est-elle excla­­mée. « On devrait fabriquer une usine food truck. On donne­­rait la possi­­bi­­lité aux gens de person­­na­­li­­ser leur repas sur place. En mettant des impri­­mantes 3D et des appa­­reils élec­­tro­­niques person­­na­­li­­sables dans un camion, ça peut marcher. »

L’au­­dace incroyable qui a long­­temps porté Ara a rendu la tâche impos­­sible à Makoski.

« J’ai trouvé que c’était de la folie », raconte Makoski. « Mais fina­­le­­ment, j’y ai repensé de plus en plus, et c’est comme ça que l’idée est née. Il s’agis­­sait de créer des appa­­reils élec­­tro­­niques malléables, adap­­ta­­tifs et person­­nels, car tout le monde est diffé­rent. » Le départ de travaux hercu­­léens. « Nous travail­­lions à la fois sur la person­­na­­li­­sa­­tion esthé­­tique et fonc­­tion­­nelle. Je super­­­vi­­sais de nombreuses expé­­ri­­men­­ta­­tions de design et de psycho­­lo­­gie, autour de la ques­­tion : “Comment pouvons-nous dépas­­ser le para­­doxe du choix ?” » se souvient-il. Ali Javi­­dan, un ingé­­nieur de Tesla que Dugan a débau­­ché pour prendre la tête du maga­­sin à proto­­types d’ATAP, a été chargé du déve­­lop­­pe­­ment de cette nouvelle idée de télé­­phone person­­na­­li­­sable. « Honnê­­te­­ment, sa partie du travail a été beau­­coup plus diffi­­cile que la mienne. Il a fini par prendre des proces­­seurs de Moto­­rola Razr, qu’on a connec­­tés à une carte Arduino. » Ils ont surnommé ce premier proto­­type Moduino. « Depuis ce mois d’août, au cours des six mois suivants, nous avons bataillé dur – très fran­­che­­ment, c’était incroya­­ble­­ment diffi­­cile à conce­­voir de zéro. » Javi­­dan – chargé de déve­­lop­­per des dizaines de projets à ATAP, d’un tissu sensible au toucher à du mapping 3D mobile – était débordé de travail. Et Makoski, desi­­gner devant l’éter­­nel, ne se trou­­vait pas capable de mener à bien le projet Ara. Quelque chose devait chan­­ger.

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Dan Makoski
Crédits : danma­­koski.com

« À ce moment-là, Ali et moi n’étions plus convain­­cus que nous pouvions mener le projet. Mais Regina aimait telle­­ment cette idée… Elle croit beau­­coup aux gens, si bien qu’elle m’a dit : “Dan, engage les gens qu’ils faut, tu peux être le direc­­teur tech­­nique du projet.” Il m’ar­­rive de regret­­ter cette réponse, mais je lui ai dit que je ne me sentais pas capable de diri­­ger ce projet à vie. » Dugan a donc trouvé quelqu’un d’autre pour le faire : Paul Eremenko, qui travaillait au dépar­­te­­ment de fabri­­ca­­tion rapide de la DARPA. Il a rejoint ATAP en avril, dix mois après l’ar­­ri­­vée de Makoski au studio. Le projet n’avait pas encore un an qu’il voyait son leader­­ship chan­­ger. C’était un signe annon­­cia­­teur de ce qui allait arri­­ver. L’au­­dace incroyable qui a long­­temps porté Ara – un télé­­phone que vous pouvez créer, bloc après bloc – a rendu la tâche impos­­sible à Makoski ou qui que ce soit d’autre. Mais Eremenko est passé tout près de réus­­sir.

Ara

Javi­­dan a conservé la respon­­sa­­bi­­lité de la direc­­tion du maga­­sin. Makoski, pendant ce temps, travaillait en colla­­bo­­ra­­tion avec Eremenko pour défi­­nir les aspects esthé­­tiques, cultu­­rels, commu­­nau­­taires et psycho­­lo­­giques d’Ara. « J’étais chargé de l’âme. Paul était chargé du corps. C’est comme ça que nous avons divisé notre temps. »

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Paul Eremenko
Crédits : Talia Herman

« Paul était toujours celui qui avait les yeux rouges, qui n’avait pas dormi, et il était toujours hyper concen­­tré sur ce qu’il faisait », se rappelle Hakkens. « Pour moi, c’est Paul qui pous­­sait véri­­ta­­ble­­ment le projet de l’avant. » « Paul était très ambi­­tieux », renché­­rit Makoski. « Au départ, je crois qu’il espé­­rait que les gens pour­­raient avoir une première version dans les mains au début de l’an­­née 2014. Mais ça, c’était au début », dit Makovski. L’équipe a engagé un autre contri­­bu­­teur clé : Jason Chua. Il était diplômé de Stan­­ford et avait cofondé SparkT­­ruck – un projet visant à mettre les étudiants en contact avec des acces­­soires issus de la culture maker, comme les impri­­mantes 3D. Chua et Makoski ont commencé à construire l’usine sur roues de Dugan pour tester les premières expé­­ri­­men­­ta­­tions de l’équipe à une plus grande échelle. Cet été-là, Makoski et Chua ont parcouru 20 411 km à travers les États-Unis dans un van recou­­vert de Velcro, pour tester la révé­­la­­tion de Dugan auprès de gens normaux. Pendant ce temps, Eremenko restait chez lui à plan­­cher sur l’in­­fra­s­truc­­ture d’un télé­­phone malléable.

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Alors que Makoski et Chua atti­­raient les foules pour tester les prémices d’Ara, au siège de Sunny­­vale, le public était loin d’être enthou­­siaste. D’après Makoski, le PDG de Moto­­rola de l’époque, Dennis Wood­­side, n’était pas impres­­sionné par les premiers proto­­types d’Ara. Avant que Phone­­bloks ne devienne viral, « il nous disait qu’il trou­­vait ça sympa mais que le mouve­­ment maker était une niche. Personne ne s’in­­té­­res­­se­­rait à ça », dit Makoski. Iqbal Arshad, vice-président de l’in­­gé­­nie­­rie chez Moto­­rola, avait prodi­­gué des conseils à l’équipe dès le début, et ses employés avaient aidé Javi­­dan et Makoski à fabriquer leurs premiers proto­­types. Mais Ara s’est vite retrouvé relé­­gué au rang de side project chez Moto­­rola. « Arshad est un type fabu­­leux, mais quand Google a repris Moto­­rola, il essayait de ne concen­­trer ses équipes d’in­­gé­­nieurs que sur deux projets qui allaient véri­­ta­­ble­­ment de l’avant. Je crois qu’il était foca­­lisé sur le Moto X à ce moment-là », se rappelle Makoski. « Il disait : “Je n’ai pas le temps pour votre truc modu­­laire absurde. Ques­­tion archi­­tec­­ture, c’est complè­­te­­ment fou.” »

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Une étude de marché d’un nouveau genre
Crédits : ATAP

Après un été passé à travailler côte à côte, la tour­­née améri­­caine de Makoski et Chua s’est ache­­vée et Eremenko a terminé de poser les bases tech­­niques fonda­­men­­tales de l’Ara – un « réseau à commu­­ta­­tion de paquets sur un appa­­reil » imprimé en 3D, dont les éléments tenaient ensemble grâce aux aimants élec­­tro­­per­­ma­­nents (EPM) expé­­ri­­men­­taux déve­­lop­­pés par Ara Knaian. C’est là que Hakkens a dévoilé Phone­­bloks. Son idée ambi­­tieuse a fait l’ef­­fet d’une bombe. Assailli de toutes parts, Hakkens a parlé avec plusieurs entre­­prises, mais Google, en parti­­cu­­lier, a retenu son atten­­tion. « Google insis­­tait beau­­coup », dit-il, « et ils ont mentionné le fait qu’ils travaillaient sur un projet de ce genre. Ils m’ont dit : “Est-ce que ça vous dirait de venir le voir pour savoir si nous pouvons faire quelque chose ensemble ?” » ATAP a fait venir Hakkens de Rotter­­dam jusque sur le campus de Moto­­rola à Sunny­­vale. « Nous lui avons simple­­ment montré ce sur quoi nous travail­­lions et il nous a dit : “Putain de merde, vous bossez réel­­le­­ment dessus. C’est donc possible” », raconte Makoski. C’était en septembre 2013, et il restait moins de dix mois à Makoski sur ses deux ans à ATAP. « Je sais que Google ne se préoc­­cupe pas néces­­sai­­re­­ment de l’en­­vi­­ron­­ne­­ment, mais malgré tout j’ai­­mais ce qu’ils faisaient chez ATAP. Plutôt que de travailler pour eux, il m’a semblé plus censé de rester indé­­pen­­dant », dit Hakkens. « Car je voulais aussi appor­­ter mon soutien à d’autres télé­­phones modu­­laires, pas seule­­ment celui de Google. »

Ara sortait de nulle part tout juste 48 jours après le buzz de Phone­­bloks.

« Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons passé ces deux jours de réunions à écou­­ter Dave nous suggé­­rer un prix pour du conseil qui nous semblait juste ridi­­cule, et lui à nous écou­­ter lui propo­­ser de rejoindre Moto­­rola », explique Makoski. Hakkens a refusé leur offre. Il semblait bien que ce serait la dernière fois qu’ATAP enten­­drait parler de lui. « Il voulait rester indé­­pen­­dant. On lui a souhaité bonne chance. C’était cordial, mais nous n’avons pas trouvé le moyen de travailler ensemble », dit Makoski. Puis, « litté­­ra­­le­­ment 48 heures avant que le Thun­­der­­clap [l’ou­­til marke­­ting] ne sorte, Dave nous a rappe­­lés pour nous dire : “Les gars, j’ai une propo­­si­­tion : et si vous me payiez pour le temps que je passe­­rai à racon­­ter votre histoire ? J’uti­­li­­se­­rai la commu­­nauté de Phone­­bloks comme plate­­forme sur laquelle vous pour­­rez avoir des retours utili­­sa­­teurs sur votre travail” », raconte Makovski. « Ça nous a semblé accep­­table. On a dit d’ac­­cord. » Le 28 octobre 2013, Moto­­rola a dévoilé Ara.

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À DEUX PAS D’UNE RÉVOLUTION

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Traduit de l’an­­glais par Nico­­las Prouillac et Arthur Scheuer d’après l’ar­­ticle « The dream of Ara: Inside the rise and fall of the world’s most revo­­lu­­tio­­nary phone », paru dans Venture Beat. Couver­­ture : Les modules de l’Ara, dernière version. (ATAP/Google)


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