par jj39111 | 0 min | 11 juillet 2017

La campagne

La pénin­­sule de Kenai, en Alaska. Ce sont les premiers jours du mois de juillet 2017 et la tempé­­ra­­ture ne dépasse les 14°C à aucun moment. Le ciel est blanc, l’onde grise, et la terre noire. Le paysage donne­­rait au spec­­ta­­teur l’im­­pres­­sion de regar­­der une photo­­gra­­phie mono­­chrome si ce n’était le sac à dos rouge de Mark Zucker­­berg, planté au milieu du décor comme ses bottes dans l’eau froide. Tout près de la ville de Homer, à 5 000 kilo­­mètres de l’éblouis­­sant soleil cali­­for­­nien dont il est coutu­­mier, le fonda­­teur et PDG de Face­­book, tour à tour muni d’une canne à pêche et d’un long couteau, apprend à attra­­per et à décou­­per le saumon. « Je vous recom­­mande abso­­lu­­ment de venir ici pendant l’été si vous en avez l’oc­­ca­­sion », déclare-t-il ensuite sur le réseau social. « C’est très beau et voir le soleil rester dans le ciel jusqu’à 23 heures est une super expé­­rience. »

Mark Zucker­­berg en Alaska
Crédits : Mark Zucker­­berg/Face­­book

Chaque année, Mark Zucker­­berg se lance au moins un défi person­­nel. En 2015, il a tenté de lire « un nouveau livre chaque semaine avec une tendance à la décou­­verte d’autres cultures, reli­­gions, pans de l’His­­toire et tech­­no­­lo­­gies ». En 2016, il a conçu une intel­­li­­gence arti­­fi­­cielle capable de gérer sa luxueuse maison de Palo Alto, couru 587 kilo­­mètres, et appris le manda­­rin. Pour 2017, Mark Zucker­­berg compte avoir visité les 50 États de son pays et rencon­­tré quelques-uns de leurs habi­­tants avant la fin de l’an­­née. « J’ai déjà passé un temps signi­­fi­­ca­­tif dans plusieurs États, donc je devrai voya­­ger dans une tren­­taine d’États cette année pour réus­­sir ce défi », préci­­sait-il en janvier. Depuis, Mark Zucker­­berg a visité 14 États et rencon­­tré davan­­tage de citoyens améri­­cains. Avant l’Alaska et ses pêcheurs, il y a eu le Nebraska et les mani­­fes­­tants de la Gay Pride, l’Iowa et ses chauf­­feurs de bus, le Minne­­sota et ses joueurs de hockey, le Wiscon­­sin et ses agri­­cul­­teurs, l’In­­diana et ses pompiers, l’Ohio et d’an­­ciens toxi­­co­­manes, le Michi­­gan et ses ouvriers, la Caro­­line du Nord et des mili­­taires, la Caro­­line du Sud et des reli­­gieux, la Loui­­siane et ses restau­­ra­­teurs, le Missis­­sippi et ses musi­­ciens, l’Ala­­bama et les jour­­na­­listes du Selma Times-Jour­­nal, le Texas et les amateurs de rodéo. Une tour­­née qui ressemble d’au­­tant plus à une campagne prési­­den­­tielle qu’elle est soigneu­­se­­ment docu­­men­­tée sur la page Face­­book du PDG et que les clichés rappellent forte­­ment ceux de Pete Souza, ancien photo­­graphe de Barack Obama. Mark Zucker­­berg est d’ailleurs conseillé par l’an­­cien direc­­teur de campagne du 44e président des États-Unis, David Plouffe.

Zucker­­berg et son épouse en Loui­­siane
Crédits : Mark Zucker­­berg/Face­­book

Quant aux textes accom­­pa­­gnant les clichés, ils sont en partie compo­­sés par l’équipe de commu­­ni­­ca­­tion qui le suit dans chacun de ses dépla­­ce­­ments. Et nombre d’entre eux contiennent un message à carac­­tère poli­­tique. De retour d’Alaska début juillet, Mark Zucker­­berg souligne le fait que les programmes de sécu­­rité sociale de cet État « donnent de bonnes leçons au reste du pays ». Après avoir rencon­­tré de jeunes délinquants dans l’In­­diana en avril, il affirme que « le système péni­­ten­­tiaire construit et renforce un envi­­ron­­ne­­ment social néga­­tif » pour « ces enfants ». Devant le Selma Times-Jour­­nal en février, il remer­­cie « tous les jour­­na­­listes du monde qui travaillent sans relâche et parfois mettent leur vie en danger pour faire émer­­ger la vérité ». David Kirk­­pa­­trick, fonda­­teur de la confé­­rence Techo­­nomy et auteur de La Révo­­lu­­tion Face­­book, pense malgré tout qu’il est assez peu probable que Mark Zucker­­berg songe à se présen­­ter. « Je pense qu’il y a des expli­­ca­­tions beau­­coup plus plau­­sibles à son tour des États-Unis », dit-il. « La Sili­­con Valley est coupée d’une grande partie des États-Unis, et il a décidé d’al­­ler à la rencontre de vrais Améri­­cains. La divi­­sion qui existe entre l’élite et les masses a été un facteur de la montée de Donald Trump. Zucker­­berg étant une personne haute­­ment analy­­tique et prag­­ma­­tique, il en est conscient. » Et il s’est publique­­ment opposé à certaines des déci­­sions de l’ac­­tuel président des États-Unis. « Mes arrière-grands-parents sont venus d’Al­­le­­magne, d’Au­­triche et de Pologne. Les parents de [mon épouse Pris­­cilla Chan] étaient des réfu­­giés venant de Chine et du Viet­­nam. Les États-Unis sont une nation d’im­­mi­­grants, et nous devrions en être fiers », a-t-il écrit en janvier pour critiquer les décrets anti-immi­­gra­­tion. « Se reti­­rer de l’ac­­cord de Paris sur le climat est mauvais pour l’en­­vi­­ron­­ne­­ment, mauvais pour l’éco­­no­­mie, et cela met le futur de nos enfants en danger », a-t-il écrit en juin pour contes­­ter le recul de son pays sur l’éco­­lo­­gie. Mais ses prises de posi­­tion ne se limitent pas à cet anta­­go­­nisme, qui est large­­ment partagé par les pontes de la Sili­­con Valley, et elles alimentent sans cesse la rumeur de ses ambi­­tions élec­­to­­rales.

Le programme

Mark Zucker­­berg a beau avoir quitté Harvard avant d’ob­­te­­nir son diplôme, c’est lui qui a donné le fameux discours d’adieux aux étudiants de dernière année de la pres­­ti­­gieuse univer­­sité en mai 2017. Il succé­­dait à cette tribune à des locu­­teurs aussi célèbres que l’écri­­vaine J. K. Rowling et l’en­­tre­­pre­­neur Bill Gates. Et il en a profité pour plai­­der en faveur d’un nouveau contrat social aux États-Unis. « Nous devrions avoir une société qui ne mesure pas seule­­ment le progrès en termes d’éco­­no­­mies avec des outils comme le PIB, mais en fonc­­tion du nombre d’entre nous qui jouent un rôle qu’ils trouvent utiles », a déclaré le PDG de Face­­book aux jeunes diplô­­més. « Nous devrions explo­­rer des idées comme le revenu mini­­mum univer­­sel pour faire en sorte que tout le monde ait un mate­­las pour essayer de nouvelles idées », a-t-il ajouté, avant de recon­­naître que « donner à chacun la liberté de pour­­suivre son but n’est pas gratuit » et de conclure : « Ce sont les gens comme moi qui devraient payer pour cela. » Ce n’était pas la première promesse miri­­fique de Mark Zucker­­berg, qui semble régu­­liè­­re­­ment oublier que son entre­­prise est tout aussi régu­­liè­­re­­ment épin­­glée pour ses pratiques d’op­­ti­­mi­­sa­­tion fiscale. À l’oc­­ca­­sion de la nais­­sance de leur fille Max, en novembre 2015, lui et Pris­­cilla Chan avaient promis qu’ils donne­­raient 99 % de leurs parts de Face­­book – qui valaient alors 39 milliards d’eu­­ros – au cours de leur vie. La fonda­­tion char­­gée de gérer cette fortune à des fins philan­­thro­­piques a été bapti­­sée Chan Zucker­­berg Initia­­tive. Malgré un slogan des plus vagues, « déve­­lop­­per le poten­­tiel humain et promou­­voir l’éga­­lité des chances », elle mène aujourd’­­hui des actions très concrètes dans les domaines de la santé, de l’édu­­ca­­tion et de la tech­­no­­lo­­gie.

La Chan Zucker­­berg Initia­­tive ouvre un BioHub à l’uni­­ver­­sité de Cali­­for­­nie
Crédits : Drew Alti­­zer Photo­­gra­­phy

Autant de domaines surli­­gnés dans la lettre de 5 800 mots que le PDG de Face­­book a publiée en février dernier : « Connec­­ter tout le monde à Inter­­net est (…) néces­­saire pour construire une commu­­nauté infor­­mée. Pour la majo­­rité des gens sur cette planète, le débat ne porte pas sur la qualité du discours public, mais sur le fait qu’ils ont ou non accès aux infor­­ma­­tions dont ils ont besoin, souvent en rela­­tion avec la santé, l’édu­­ca­­tion et l’em­­ploi. » Dans cette lettre ouverte, qui pour le New York Times « équi­­vaut à une décla­­ra­­tion poli­­tique » dans la mesure où elle dénonce la montée du protec­­tion­­nisme à travers le monde, Mark Zucker­­berg s’at­­tarde égale­­ment sur les diffé­­rents problèmes soule­­vés par sa plate­­forme, et sur les initia­­tives prises par son entre­­prise pour tenter de les régler. Il cite notam­­ment les fausses infor­­ma­­tions, ou fake news, qui auraient généré sur Face­­book plus de trafic que les vraies durant la campagne prési­­den­­tielle améri­­caine de 2016. Pour lutter contre ce fléau, le réseau social a mis en place un dispo­­si­­tif de signa­­le­­ment. D’abord aux États-Unis, puis en France, avec le concours de huit médias : Le Monde, l’Agence France-Presse, BFM-TV, France Télé­­vi­­sions, France Médias Monde, L’Ex­­pressLibé­­ra­­tion et 20 Minutes. Ce dispo­­si­­tif permet aux utili­­sa­­teurs de « faire remon­­ter » une infor­­ma­­tion qu’ils pensent être fausse. L’in­­for­­ma­­tion est alors véri­­fiée par les médias parte­­naires. Si deux d’entre eux établissent qu’elle est belle et bien fausse, elle est marquée d’un drapeau et ne peut être parta­­gée sans que l’uti­­li­­sa­­teur ne soit alerté par l’ou­­ver­­ture d’une fenêtre. « Mark Zucker­­berg est très conscient du fait que la percep­­tion de Face­­book a changé rapi­­de­­ment, et que les gens s’inquiètent de plus en plus de sa taille et de son influence », remarque David Kirk­­pa­­trick. « Je ne pense pas en revanche qu’il sache préci­­sé­­ment quoi faire pour y remé­­dier ou amoin­­drir le pouvoir écra­­sant que peut avoir Face­­book. »

Capture d’écran par The Inter­­cept

Concer­­nant la propa­­gande terro­­riste, par exemple. Le PDG dit dans sa lettre ouverte qu’il pense pouvoir l’éra­­diquer grâce à l’in­­tel­­li­­gence arti­­fi­­cielle : « Main­­te­­nant, nous commençons à explo­­rer des moyens d’uti­­li­­ser l’IA pour faire la diffé­­rence entre des infor­­ma­­tions sur le terro­­risme et la propa­­gande terro­­riste afin de pouvoir exclure toute personne essayant d’uti­­li­­ser nos services pour recru­­ter pour le compte d’une orga­­ni­­sa­­tion terro­­riste. » Envi­­ron quatre mois plus tard, Face­­book publie un article sur le sujet. Et comme le souligne le jour­­na­­liste Sam Bidle, les noms des groupes Daech et Al-Qaïda y sont mention­­nés 11 fois. Ceux des groupes d’ex­­trême droite améri­­cains n’y appa­­raissent pas une seule fois. Alors même que des hommes armés proches des groupes Oath Keepers et Three Percen­­ters se sont empa­­rés d’un bâti­­ment fédé­­ral dans l’Ore­­gon en janvier 2016, et se sont décla­­rés prêts à tuer. Cela a valu une nouvelle polé­­mique à Face­­book et à son PDG, dont les suppo­­sées ambi­­tions élec­­to­­rales ne sont pas du goût de tous les Améri­­cains.

Le débat

Lorsque la jour­­na­­liste d’Obser­­ver Sage Lazzaro a publié un article sur les suppo­­sées ambi­­tions élec­­to­­rales de Mark Zucker­­berg en mars 2017, la réac­­tion de Twit­­ter a été viru­­lente. « Tout le monde répon­­dait et relayait l’in­­for­­ma­­tion avec des lignes de “non non non non non s’il vous plaît non” », raconte-t-elle. Beau­­coup d’in­­ter­­nautes s’inquié­­taient de l’avan­­tage que lui donne­­rait sa plate­­forme dans une campagne prési­­den­­tielle : « L’avan­­tage qu’il aurait avec Face­­book est terri­­fiant. » D’autres soulignent le fait que les données dont cette plate­­forme dispose n’ont offi­­ciel­­le­­ment rien à faire au sein de l’ad­­mi­­nis­­tra­­tion publique : « Il serait logique que Zucker­­berg soit candi­­dat à la prési­­den­­tielle. Nous lui avons déjà donné plus de données person­­nelles que la NSA n’en voudrait. » D’autres encore refusent de rempla­­cer un homme d’af­­faires richis­­sime aux possibles conflits d’in­­té­­rêts, tel que Donald Trump, par un autre homme d’af­­faires richis­­sime aux possibles conflits d’in­­té­­rêts : « Super. Génial. Cool. Prési­­den­­tielle 2020 : “Votez pour notre connard milliar­­daire, pas pour le connard milliar­­daire du camp d’en face.” J’ai hâte. » Sage Lazzaro elle-même reste persua­­dée qu’il y a une chance pour qu’il se présente un jour. « Peut-être y a-t-il d’autres expli­­ca­­tions à son tour des États-Unis, mais certains autres actes récents sont diffi­­ciles à expliquer autre­­ment », dit-elle. « Il a d’abord fait savoir qu’il n’était plus athée ; puis il a écrit le mani­­feste de 5 800 mots qui ressemble fort à un discours sur l’état de l’Union ; et enfin – c’est le plus impor­­tant – il a réécrit les statuts de Face­­book de façon à pouvoir rester aux commandes de la compa­­gnie même s’il est élu à un poste gouver­­ne­­men­­tal ou à la prési­­dence. » Une entrée en campagne lui semble à tout le moins possible en 2020 : « Ce ne serait pas l’an­­née idéale pour Mark Zucker­­berg, mais je ne vois pas pourquoi il ferait tout cela s’il voulait attendre. » Ce ne sera pas gagné pour autant. « Après Donald Trump, les gens vont être très réti­­cents à l’idée d’un autre président milliar­­daire. » C’est aussi l’avis de David Kirk­­pa­­trick. Malgré son amabi­­lité, « les Améri­­cains le verront proba­­ble­­ment comme un produit de l’élite libé­­rale de la côte ouest. Ce n’est proba­­ble­­ment pas ce vers quoi les gens voudront se tour­­ner après Trump. »

Crédits : CNN Money

Le paral­­lèle entre Mark Zucker­­berg et Donald Trump est égale­­ment fait par le jour­­na­­liste Keith Spen­­cer. Celui-ci déplore le fait que « l’idée selon laquelle les riches, par la seule vertu de leur richesse, sont des experts – pas seule­­ment dans les affaires, mais dans tous les domaines », est de plus en plus répan­­due dans « notre société obsé­­dée par le marché ». « C’est pour cette raison que Zucker­­berg, qui n’a aucune expé­­rience dans l’édu­­ca­­tion, a cru qu’il était en mesure de sauver les écoles publiques de Newark avec une dona­­tion de 88 millions d’eu­­ros qui a été attri­­buée sous de nombreuses condi­­tions », affirme-t-il. « Le maire d’alors, Cory Booker, a été heureux d’adhé­­rer à cette vision des choses. Nul besoin de préci­­ser que le projet a été un échec spec­­ta­­cu­­laire. » Des inter­­­nautes préfèrent néan­­moins souli­­gner les diver­­gences d’opi­­nion et de mode de vie qui opposent Mark Zucker­­berg et Donald Trump. Le plus souvent sur un ton humo­­ris­­tique. « La diffé­­rence entre Mark Zucker­­berg et Donald Trump est que l’un est intel­­li­gent et philan­­thrope tandis que l’autre est président », estime par exemple une utili­­sa­­trice de Twit­­ter. « Mark Zucker­­berg candi­­dat et vainqueur de la prési­­den­­tielle serait la céré­­mo­­nie finale du trans­­fert du pouvoir des banques à la Sili­­con Valley », s’enthou­­siasme une autre. Ces inter­­­nautes-là ont dû s’inquié­­ter de voir l’en­­tre­­pre­­neur nier envi­­sa­­ger de se présen­­ter à l’élec­­tion prési­­den­­tielle. À deux reprises. « Je me concentre sur la construc­­tion de notre commu­­nauté à Face­­book et le travail de Chan Zucker­­berg Initia­­tive », a-t-il écrit en janvier dernier, alors que la rumeur commençait tout juste à enfler. « Certains d’entre vous ont demandé si [mon] défi signi­­fiait que j’étais candi­­dat à l’élec­­tion prési­­den­­tielle. Je ne le suis pas », a-t-il ensuite insisté en mai. « Je le fais pour avoir davan­­tage de pers­­pec­­tive, être sûr que nous servons au mieux notre commu­­nauté (…) à Face­­book, et promou­­voir au mieux l’éga­­lité des chances à Chan Zucker­­berg Initia­­tive. » Si la rumeur ne semble toujours pas vouloir se taire, c’est en partie parce que les parti­­sans les plus enthou­­siastes du PDG de Face­­book n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont en effet créé un comité d’ac­­tion poli­­tique destiné à « convaincre les Améri­­cains de convaincre Mark Zucker­­berg d’en­­vi­­sa­­ger de se porter candi­­dat à la prési­­den­­tielle de 2020, ou a minima, de rejoindre la conver­­sa­­tion ». « En plus d’avoir des prin­­cipes démo­­crates inébran­­lables, Mark partage (peut-être plus légi­­ti­­me­­ment) plusieurs des quali­­tés de Donald Trump qui ont résonné chez les Améri­­cains moyens – il est lui aussi un riche outsi­­der anti-esta­­bli­sh­­ment qui ne possède pas d’in­­té­­rêts parti­­cu­­liers », se justi­­fient-ils sur leur site.  « Quelle que soit notre opinion de Zucker­­berg aujourd’­­hui, nous croyons qu’il repré­­sente une voix forte qui enri­­chi­­rait les primaires du Parti démo­­crate de manière signi­­fi­­ca­­tive, tout en consti­­tuant une oppo­­si­­tion viable à Donald Trump en 2020. » Il leur reste quelques années pour parve­­nir à leurs fins.


Couver­­ture : Zucker­­berg en campagne. (Ulyces.co)
 
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