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Au Brésil, la défo­res­ta­tion de l’Ama­zo­nie a augmenté de plus de 80 % cette année

par   Suzanne Jovet   | 2 août 2019

Lors de sa campagne prési­den­tielle, Jair Bolso­naro a annoncé que les vastes terres proté­gées du Brésil étaient un obstacle à la crois­sance écono­mique. Sept mois après le début de son mandat, le président a déjà ruiné le travail d’une décen­nie de protec­tion envi­ron­ne­men­tale de la plus grande forêt fluviale au monde, rappor­tait le New York Times le 28 juillet.

L’aug­men­ta­tion de la défo­res­ta­tion et l’inac­tion du gouver­ne­ment brési­lien face aux acti­vi­tés illé­gales en Amazo­nie terro­risent cher­cheurs, écolo­gistes et poli­tiques du monde entier. La partie brési­lienne de l’Ama­zo­nie a perdu plus de 1 330 km² de couvert fores­tier depuis l’élec­tion de son président. La défo­res­ta­tion a augmenté de 88 % au moins de juin 2019 comparé au même mois l’an­née précé­dente.

La défo­res­ta­tion de l’Ama­zo­nie s’ac­cen­tue alors que le gouver­ne­ment de Jair Bolso­naro offre un lais­ser-passer aux acti­vi­tés illé­gales. « Nous sommes confron­tés au risque de défo­res­ta­tion galo­pante en Amazo­nie », ont écrit dans une lettre commune huit anciens ministres de l’En­vi­ron­ne­ment du Brésil en mai dernier.

Mais le président brési­lien dément l’idée d’une défo­res­ta­tion galo­pante, quali­fiant égale­ment de mensonges les chiffres de son propre gouver­ne­ment. Le président a alors balayé les critiques inter­na­tio­nales, affir­mant que les appels à la préser­va­tion de la forêt brési­lienne faisaient partie d’un complot mondial visant à entra­ver le déve­lop­pe­ment de son pays.

Source : The New York Times

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