Au Japon, des moines boud­dhistes vénèrent une déesse androïde

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 6 mars 2019
Crédits : Kodaiji Temple

Kyoto, en tant qu’an­cienne capi­tale du Japon, est consi­déré comme le lieu de nais­sance de la tradi­tion japo­naise. Selon le maga­zine d’ac­tua­lit inter­na­tio­nale basé à Tokyo The Diplo­mat, ils sont plus de 53 millions de touristes à se pres­ser chaque année entre les sanc­tuaires et les temples de l’ar­chi­pel. Mais le 23 février, le célèbre temple Kodaiji a dévoilé une repré­sen­ta­tion très moderne de sa déesse de la misé­ri­corde, Kannon. Du 8 mars au 6 mai, les fidèles pour­ront admi­rer et prier Mindar, la première version androïde de la déesse.

Cons­truit en 1605, le temple Kodaiji est connu pour son archi­tec­ture splen­dide et complexe. Il consti­tue l’un des héri­tages cultu­rels japo­nais les plus impor­tants. Mais la fasci­na­tion du pays progresse désor­mais à travers son culte boud­dhiste. Selon The Diplo­mat, l’ad­mi­nis­tra­teur du temple Tensho Goto voulait recréer du lien entre la jeune géné­ra­tion et le boud­dhisme.

Il a ainsi solli­cité l’aide de Hiro­shi Ishi­guro, respon­sable de la robo­tique intel­li­gente à l’uni­ver­sité d’Osaka. L’an­droïde a coûté au temple 100 millions de yens (soit près de 800 000 euros). Sa base comprise, Mindar mesure 1,95 m. La divi­nité androïde peut bouger les yeux, les mains et le torse. Elle est égale­ment capable de dérou­ler un sermon de 25 minutes, basé sur le Sutra du Cœur, un texte boud­dhiste fonda­teur fréquem­ment récité machi­na­le­ment par des moines.

Source : The Diplo­mat

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