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Ce trai­te­ment révo­lu­tion­naire tue les cellules cancé­reuses en détrui­sant leur ADN

par   Sarah Ben Bouzid   | 23 novembre 2020

Des scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité de Tel-Aviv, de l’uni­ver­sité de New York et de la Harvard Medi­cal School ont mis au point une « chimio­thé­ra­pie intel­li­gente » capable de cibler avec préci­sion les cellules cancé­reuses grâce à l’ou­til géné­tique CRISPR. Après avoir prouvé son effi­ca­cité sur des souris, ce trai­te­ment révo­lu­tion­naire pour­rait être adapté pour l’hu­main d’ici deux ans, rapporte The Inde­pendent ce 23 novembre.

Utili­sée chez des souris avec succès les cher­cheurs estiment que cette chimio­thé­ra­pie révo­lu­tion­naire pour­rait être appliquée à l’homme d’ici deux ans. Le Pr Dan Peer, cancé­ro­logue de l’uni­ver­sité de Tel-Aviv, explique qu’il n’y a aucun effet secon­daire à ce trai­te­ment et qu’une cellule cancé­reuse ciblée de cette manière ne pourra jamais deve­nir active. « Cette tech­no­lo­gie peut prolon­ger l’es­pé­rance de vie des patients atteints de cancer et, un jour peut-être, guérir la mala­die », dit-il. Et les zones entou­rant les tumeurs, qui ne sont pas cancé­reuses, ne sont pas endom­ma­gées par le trai­te­ment.

Leur étude, publiée dans la revue Science Advances, explique que c’est la première fois que CRISPR est utilisé effi­ca­ce­ment pour trai­ter des cellules cancé­reuses chez un animal. Selon le Pr Peer, elle peut détruire une tumeur en coupant l’ADN des cellules cancé­reuses. Il admet cepen­dant cette tech­no­lo­gie géné­tique doit être « davan­tage déve­lop­pée » pour être sûre pour les patients.

Les scien­ti­fiques notent que les souris atteintes de cancer qui ont reçu le trai­te­ment présen­taient une espé­rance de vie deux fois plus longue et que leur taux de survie était de 30 % supé­rieur au groupe de souris n’ayant pas reçu le trai­te­ment. Le Pr Peer souligne qu’une fois adapté à l’homme, il pourra être person­na­lisé et adapté à chaque patient, sous la forme d’une injec­tion géné­rale ou d’une injec­tion, direc­te­ment dans la tumeur.

Source : The Inde­pendent

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