Ces Bretons préhis­to­riques étaient canni­bales et buvaient dans des cranes

par   Ulyces   | 11 août 2017

Crédits : Silvia Bello Les analyses effec­tuées sur les restes humains exhu­més dans la grotte de Gough, située dans le comté de Somer­set, en Angle­terre, sont formelles. Les corps, datant d’il y a envi­ron 14 700 ans, ont été mangés, et leurs crânes taillés pour faire des tasses. Publiés le 9 août par des cher­cheurs du Musée d’his­toire de natu­relle de Londres dans PLOS ONEces nouveaux résul­tats font suite à une précé­dente analyse des mêmes cher­cheurs datant de 2011, effec­tuée à partir d’autres osse­ments décou­verts dans cette même grotte, qui avançait déjà la même théo­rie. Appa­rem­ment, on s’entre-dévo­rait joyeu­se­ment sur l’île de Bretagne avant de trans­for­mer ses victimes en service à thé. Parmi les os déter­rés, les cher­cheurs ont égale­ment trouvé un radius orné de gravures. Pour Silvia Bello, auteure de l’étude, cet os permet­trait d’avan­cer une théo­rie bien précise concer­nant les raisons du canni­ba­lisme grand-breton : « Les restes exhu­més nous ont apporté une preuve sans équi­voque que les corps ont été dévo­rés. Mais la façon dont les crânes ont été taillés et le fait que le radius que nous avons déterré a été gravé suggère que le canni­ba­lisme n’était pas seule­ment pratiqué pour des raisons nutri­tives, mais aussi lors de rituels. » Autre détail impor­tant, s’il s’agit effec­ti­ve­ment de rituels, les personnes sacri­fiées faisaient certai­ne­ment partie du même groupe, puisque « les corps ne portent aucune marque de trau­ma­tisme. La victime dévo­rée était sans doute morte au préa­lable de causes natu­relles ». Crédits : Silvia Bello Si canni­ba­lisme il y a effec­ti­ve­ment eu, les cher­cheurs en ignorent toute­fois l’ori­gine, les Grands-Bretons de la grotte de Gough étant « sépa­rés par plus de 20 000 ans des derniers Néan­der­ta­liens et des premiers hommes modernes d’Eu­rope, ce qui balaie l’hy­po­thèse selon laquelle il s’agi­rait de la conti­nuité d’une tradi­tion », affirme Chris Strin­ger, l’un des cher­cheurs. Toute­fois, son équipe et lui comptent bien décou­vrir qui étaient réel­le­ment les habi­tants de la fameuse grotte. « Nos recherches devraient nous aider à obte­nir des réponses concer­nant les rapports qu’en­tre­te­naient ses habi­tants entre eux, avec les autres groupes en Grande-Bretagne mais aussi avec les autres popu­la­tions en Europe conti­nen­tale. » Source : PLOS ONE

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