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Ces créa­tures uniques sont nées dans une grotte restée scel­lée pendant 5 millions d’an­nées

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 24 mai 2016

movile-cave-2Une sang­sue non-iden­ti­fiée Crédits : Thierry Berrod/Science Photo Library À quelques kilo­mètres de la mer Noire, en Rouma­nie, se trouve la grotte de Movile. Ce qu’elle a de si incroyable ? La cavité est restée inex­plo­rée pendant plusieurs millions d’an­nées, mais à l’in­té­rieur, la vie a conti­nué à se déve­lop­per… La grotte de Movile a été décou­verte en 1986 par des ouvriers de la Répu­blique socia­liste de Rouma­nie qui cher­chaient un terrain où construire une nouvelle centrale nucléaire. Isolée du monde et de la lumière du jour pendant cinq millions et demi d’an­nées, une faune unique au monde s’y est déve­lop­pée. La grotte est encore plon­gée dans l’obs­cu­rité totale aujourd’­hui et par souci de préser­va­tion, elle n’est acces­sible que sur auto­ri­sa­tion. Les quelques chan­ceux à y péné­trer sont exclu­si­ve­ment des scien­ti­fiques, la grotte faisant l’objet de recherches très appro­fon­dies. Parmi les décou­vertes les plus impor­tantes, 48 espèces ont été iden­ti­fiées. Parmi elles, des arai­gnées, des punaises aqua­tiques, des « faux scor­pions » (des arach­nides n’ayant pas la fameuse queue du scor­pion), des mille-pattes, des sang­sues et des isopodes (une famille de crus­ta­cés). 33 de ces espèces n’existent nulle part ailleurs et la plupart sont aveugles. Elles se repèrent donc grâce à leurs antennes dans l’obs­cu­rité. La grotte de Movile est un des seuls écosys­tèmes au monde à s’être déve­loppé grâce à la chimio­syn­thèse bacté­rienne. Dans le noir, les bacté­ries utilisent ce qu’elles ont à dispo­si­tion. En clair, au lieu d’uti­li­ser la lumière du soleil comme les orga­nismes photo­syn­thé­tiques, les bacté­ries utilisent l’oxy­da­tion de molé­cules comme l’hy­dro­gène, le sulfure d’hy­dro­gène ou le méthane comme source d’éner­gie. En effet, dans la grotte, le taux d’oxy­gène est deux fois moins impor­tant qu’à l’air libre et celui de dioxyde de carbone et de sulfure d’hy­dro­gène y est cent fois plus élevé. Les scien­ti­fiques ignorent encore comment ces espèces animales se sont retrou­vées là ou pourquoi elles y sont restées pendant des millions d’an­nées malgré l’ab­sence de lumière du jour. Selon J. Collin Murell, micro­bio­lo­giste de l’uni­ver­sité d’East Anglia, en Angle­terre, les insectes ont pu tomber dans la grotte et y rester coin­cés après une chute de blocs de calcaire. Après trente ans de recherches, de nombreux mystères entourent encore la grotte de Movile. Les scien­ti­fiques conti­nuent d’étu­dier ses carac­té­ris­tiques, qui pour­raient amélio­rer nos connais­sances en matière de biolo­gie de l’évo­lu­tion. C0094851-Cave_arthropods-SPL Ce mille-pattes des caves et ce « faux scor­pion » sont des spéci­mens uniques Crédits : Patrick Land­mann/Science Photo Library C0094889-Cave_woodlouse-SPLUn cloporte vivant unique­ment dans la grotte de Movile Crédits : Patrick Land­mann/Science Photo Library movile-cave-1Un pseudo-scor­pion déjeune Crédits : Patrick Land­mann/Science Photo Library movile-cave-6Un mille-patte vient saluer le photo­graphe Crédits : Patrick Land­mann/Science Photo Library Source : BBC Earth Ça marche. ↓ veninscorp

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