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Ces scien­ti­fiques ont trouvé de l’oxy­gène respi­rable dans une autre galaxie

par   Adrien Gingold   | 20 février 2020

Des astro­nomes ont repéré dans une galaxie située à un demi-milliard d’an­nées-lumière de l’oxy­gène molé­cu­laire, un élément indis­pen­sable de l’air que les humains respirent. C’est la première fois qu’une telle telle décou­verte est faite en dehors de la Voie lactée, comme nous l’ap­prend Vice jeudi 20 janvier.

Cette « première détec­tion capi­tale de l’oxy­gène molé­cu­laire extra­ga­lac­tique », telle qu’elle est décrite dans une étude publiée dans The Astro­phy­si­cal Jour­nal, aide consi­dé­ra­ble­ment dans la compré­hen­sion du rôle crucial de l’oxy­gène dans l’évo­lu­tion des planètes, des étoiles, des galaxies et de la vie.

Après l’hy­dro­gène et l’hé­lium, l’oxy­gène est le troi­sième élément le plus abon­dant dans l’uni­vers. L’oxy­gène molé­cu­laire se compose de deux atomes d’oxy­gène portant la dési­gna­tion O2. C’est la version du gaz que nous, êtres humains, devons respi­rer pour vivre. Mais malgré son omni­pré­sence et son impor­tance, les scien­ti­fiques ont lutté pendant de longues décen­nies pour le détec­ter dans le cosmos loin­tain.

L’équipe de Junzhi Wang, de l’Ob­ser­va­toire astro­no­mique de Shan­ghai, vient de rappor­ter la présence d’oxy­gène molé­cu­laire dans une galaxie appe­lée Marka­rian 231 et située à 581 millions d’an­nées-lumière de la Voie lactée.

Au cours des 20 dernières années, les satel­lites n’avaient réussi à détec­ter de l’oxy­gène molé­cu­laire que dans le nuage de Rho Ophiu­chi et la nébu­leuse d’Orion, à respec­ti­ve­ment 350 et 1 344 années-lumière de la Terre.

Bien que Marka­rian 231 contienne la même forme d’oxy­gène que celle que nous respi­rons, elle reste irres­pi­rable pour l’hu­main, l’oxy­gène n’étant pas mélangé aux bonnes quan­ti­tés d’azote, de dioxyde de carbone, de méthane et de toutes les autres molé­cules qui rendent l’air de la Terre respi­rable.

Les cher­cheurs, qui ont utilisé pour leur décou­verte des téles­copes au sol, s’en­thou­siasment du fait que la prochaine géné­ra­tion d’ob­ser­va­toires radio comme le Next Large Gene­ra­tion Very Large Array (ngVLA) pour­rait sans doute accé­lé­rer les détec­tions d’oxy­gène extra­ga­lac­tique.

Une excel­lente nouvelle pour les scien­ti­fiques, avides de percer les mystères de l’in­fluence de cet élément sur le déve­lop­pe­ment plané­taire et le rôle qu’il joue dans le déve­lop­pe­ment de l’ha­bi­ta­bi­lité.

Source : Vice

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