Cette mini-guillo­tine déca­pite les mous­tiques pour lutter contre le palu­disme

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 4 avril 2019
Crédits : Егор Камелев

Cette guillo­tine anti-mous­tiques peut déca­pi­ter jusqu’à 30 insectes à la fois. Derrière cette méthode d’un autre siècle se trouve le premier pas vers un modèle entiè­re­ment auto­ma­tisé qui pour­rait permettre à l’en­tre­prise de biotech­no­lo­gie Sana­ria de produire enfin un vaccin effi­cace contre le palu­disme, rapporte le maga­zine Wired en ce 4 avril.

Malgré des décen­nies de travail, aucun vaccin anti­pa­lu­dique n’est encore large­ment dispo­nible. Actuel­le­ment, le promet­teur RTS, S fait l’objet d’es­sais au Ghana, au Kenya et au Malawi. Il a été démon­tré que le RTS, S réduit le palu­disme clinique chez les enfants, ce qui n’a pas encore été démon­tré chez PfSPZ, le vaccin actuel­le­ment déve­loppé par Sana­ria.

Crédits : Sana­ria

À la diffé­rence du RTS, S, qui n’uti­lise qu’une seule protéine para­si­taire, le PfSPZ utilise des para­sites entiers. Les tech­ni­ciens n’ont donc pas d’autre choix que de dissé­quer chaque mous­tique à la main. « Un par un, nous saisis­sons chaque mous­tique par son abdo­men, puis nous coupons la tête du corps et écar­tons les glandes [sali­vaires, qui contiennent le para­site causant le palu­disme] », explique Sumana Chakra­varty, direc­trice géné­rale de l’ex­trac­tion de vaccins, de l’im­mu­no­lo­gie et des systèmes modèles de Sana­ria. « Ce proces­sus […] garan­tit simple­ment que la glande et le maté­riel envi­ron­nant immé­diat sortent du mous­tique, là où résident les para­sites, mais rien d’autre. »

Sachant qu’il faut un mous­tique pour fabriquer une dose du vaccin PfSPZ, les tech­ni­ciens ont inté­rêt à être rapides. Vu l’am­pleur du travail, avec le concours de l’uni­ver­sité Johns Hopkins, ils ont conçu une guillo­tine anti-mous­tique pour accé­lé­rer le proces­sus.

En 2017, le nombre de cas de palu­disme était estimé à 219 millions par l’Or­ga­ni­sa­tion Mondiale de la Santé. Selon un rapport de l’or­ga­ni­sa­tion publié en novembre 2018, « les données concer­nant la période 2015–2017 ne révèlent aucun progrès signi­fi­ca­tif vers une dimi­nu­tion du nombre de cas de palu­disme dans le monde. » L’OMS conclut tris­te­ment que les objec­tifs pour « réduire les cas et les décès dus au palu­disme d’au moins 40 % d’ici à 2020 ne seront pas atteints ». C’est sans comp­ter, on l’es­père, sur les vaccins RTS, S et PfSPZ en prépa­ra­tion.

Source : Wired

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