Cette sonde spatiale a répandu des milliers de tardi­grades sur la Lune

par   Laura Boudoux   | 6 août 2019
Crédits : Ameri­can Scien­tist/Ulyces

Pour la première fois de son histoire, en avril 2019, Israël se crashait sur la Lune au cours de la mission Bere­­shit. La sonde qui s’est écra­sée, construite par SpaceIL, trans­por­tait à son bord une vaste banque de données, ainsi que de minus­cules indi­vi­dus, raconte Wired. L’en­gin spatial conte­nait en effet une « biblio­thèque lunaire », sorte d’ar­chive de la taille d’un DVD, conte­nant 30 millions de pages d’in­for­ma­tions, des échan­tillons d’ADN humain, et des milliers de tardi­grades.

Le but de la mission, orga­ni­sée par l’ONG Arch Mission Foun­da­tion, était de créer une « une sauve­garde de la planète Terre » sur la Lune, d’après son fonda­teur, Nova Spivack. À ce jour, les scien­ti­fiques ne savent pas ce qu’il est advenu de ce stock de données, ni des tardi­grades. Surnom­més « oursons d’eau », ces animaux micro­sco­piques sont connus pour être l’une des espèces les plus robustes au monde, capables de survivre à des envi­ron­ne­ments extrê­me­ment hostiles, comme le vide spatial.

Les tardi­grades savent en effet entrer dans un état de stase, la cryp­to­biose, qui leur permet d’ar­rê­ter presque tota­le­ment leur méta­bo­lisme. L’eau conte­nue dans leurs cellules est alors rempla­cée par une protéine qui les trans­forme, pour les faire ressem­bler à du verre. Si les oursons d’eau lunaires ont réussi à s’échap­per de leur enve­loppe proté­gée par de fines couches de nickel, ils pour­ront peut-être être réhy­dra­tés sur Terre, afin d’être étudiés. Reste à savoir s’ils seront encore capable de reve­nir à la vie… et d’ici là, il y a peut-être une vie sur la Lune.

Source : Wired

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