Cette statue du Diable qui prend un selfie fait scan­dale dans une ville espa­gnole

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 18 janvier 2019
Méphis­to­phé­lès et son auteur
Crédits : El Pais

Afin de trans­mettre l’his­toire de l’aque­duc de Ségo­vie (une ville au nord de Madrid) aux plus de 800 000 touristes qui visitent la ville chaque année, le conseil muni­ci­pal a décidé d’y ériger une statue de Méphis­to­phé­lès prenant un selfie. Selon la légende, c’est le diable qui aurait construit le pont, et non les Romains. Une déci­sion qui a suscité la contro­verse. Les plaintes des habi­tants ont engen­dré l’ar­rêt des travaux, rappor­tait El Pais le 15 janvier.

La sculp­ture repré­sentent un diable tout sourire, qui tient un télé­phone portable dans une main pour se prendre en photo. L’idée est simple : atti­rer les touristes, qui ont l’ha­bi­tude de publier les photos de leurs voyages sur les réseaux sociaux. Un simple coup de pub, en somme. Mais l’uti­li­sa­tion de la figure diabo­lique n’a pas plu à un groupe de plusieurs milliers d’ha­bi­tants catho­liques, qui ont réussi à empê­cher jusqu’ici l’érec­tion de la statue.

José Anto­nio Abella, créa­teur de l’œuvre, sculp­teur, et écri­vain de 63 ans, a été fort surpris par la polé­mique autour de son gentil Méphis­to­phé­lès. « Je ne comprends pas. Je voulais juste rendre hommage à ma ville et créer quelque chose pour rendre tout ce qu’elle m’a donné », a-t-il déclaré. Mais si l’ins­tal­la­tion a été provi­soi­re­ment stop­pée, elle devrait bien avoir lieu d’après la mairie.

« C’est fou », pour­suit le sculp­teur José Anto­nio Abella, qui souligne avec ironie que la statue sera au final instal­lée à côté de l’an­cien siège de l’inqui­si­tion espa­gnole. « Il semble­rait que les inqui­si­teurs n’aient jamais vrai­ment quitté le pays », se désole-t-il.

Source : El Pais

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