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Cette super-plante qui empri­sonne le CO2 est la dernière arme des scien­ti­fiques pour sauver la planète

par   Suzanne Jovet   | 15 juillet 2019
Crédits : Annie Claude Bolo­mier / Ma bota­nique

Réduire notre empreinte carbone n’est pas suffi­sant pour lutter contre le réchauf­fe­ment clima­tique, il est aussi néces­saire de recap­tu­rer les émis­sions qui polluent déjà notre air. Voilà pourquoi des scien­ti­fiques de l’ins­ti­tut d’études biolo­giques Salk ont créé une plante géné­tique­ment modi­fiée, capable de stocker le carbone plus profon­dé­ment dans le sol, annonçait l’ins­ti­tut le 11 juillet.

Les plantes capturent natu­rel­le­ment le CO2 et le stockent dans leurs racines sous terre. Dans une étude publiée le 11 juillet, des scien­ti­fiques ont pu déter­mi­ner la profon­deur à laquelle poussent les racines de l’Ara­bette des dames. Les cher­cheurs du Salk Insti­tu­te’s Harnes­sing Plants Initia­tive ont décou­vert qu’ils pouvaient inci­ter le système raci­naire de la plante à se déve­lop­per plus profon­dé­ment, et ainsi s’as­su­rer qu’il ne soit pas relâ­ché, en modi­fiant le gène EXOCYST70A3.

« L’idée n’est pas de stocker plus de carbone mais de stocker le carbone dans des parties du sol où il est plus stable », précise l’au­teur prin­ci­pal de l’étude Wolf­gang Busch. Mais les systèmes raci­naires plus profonds présentent égale­ment d’autres avan­tages. Cette tech­nique sera parti­cu­liè­re­ment béné­fique pour l’agri­cul­ture, avec des plantes plus résis­tantes aux séche­resses ou aux inon­da­tions.

Les cher­cheurs prévoient d’es­sayer prochai­ne­ment cette nouvelle tech­nique d’édi­tion géné­tique sur d’autres plantes, dans l’es­poir d’en créer davan­tage suscep­tibles de mieux capter et stocker le carbone. « La réduc­tion des niveaux de CO2 dans l’at­mo­sphère est un des grands défis de notre époque, et je me suis mis au défi person­nel­le­ment d’y appor­ter une solu­tion », a déclaré Wolf­gang Busch.

Source : Salk Insti­tute 

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