Cette terri­fiante baleine préhis­to­rique géante dévo­rait d’autres baleines comme des crackers

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 10 janvier 2019

Une fouille archéo­lo­gique en Égypte a révélé le dernier repas d’une créa­ture immense qui rôdait dans les océans il y a des millions d’an­nées. Basi­lo­sau­rus, dont le nom signi­fie « lézard royal », était un ancêtre des baleines modernes. Au départ, les scien­ti­fiques pensaient que son régime alimen­taire se limi­tait aux divers gros pois­sons de l’océan. Des décou­vertes récentes viennent de prou­ver le contraire, rappor­tait The Inde­pendent le 9 janvier dernier.

En effet, une nouvelle analyse d’os trou­vés dans la « Vallée des baleines », près du Caire, viennent confir­mer que les baleines étaient égale­ment des proies des Basi­lo­sau­rus. Lorsque les paléon­to­logues ont décou­vert un spéci­men de 15 mètres de long, ils ont décou­vert que les côtes de la créa­ture et ses vertèbres étaient entre­cou­pées d’autres os. Le plus souvent, il s’agis­sait d’os appar­te­nant à une autre espèce de baleine ancienne appe­lée Doru­don. Les sque­lettes de Doru­don ont été retrou­vés dans la cavité corpo­relle du Basi­lo­sau­rus, suggé­rant ainsi qu’il avalait des baleines plus petites comme des crackers.

Cette conclu­sion est appuyée par les traces de morsures retrou­vées sur les os des Doru­don, prin­ci­pa­le­ment sur le crâne, ce qui suggère que l’énorme Basi­lo­sau­rus avait porté un coup fatal à sa proie. Les auteurs de l’étude, diri­gée par le Dr Manja Voss du Musée d’his­toire natu­relle de Berlin, ont déclaré que c’était « la preuve que Basi­lo­sau­rus était une des plus grandes préda­trices » des océans à cette époque loin­taine et terri­fiante.

Les décou­vertes égyp­tiennes ont égale­ment amené les experts à penser que ce site était autre­fois un endroit où les Doru­don venait donner nais­sance à leurs petits, et était donc un terrain de chasse privi­lé­gié pour les Basi­lo­sau­rus. Dans leur article, publié dans la revue PLOS ONE, Voss et ses collègues présentent l’orque epolar comme l’équi­valent moderne le plus proche des Basi­lo­sau­rus. Bien que les orques soient deux fois plus petites (en longueur) que les Basi­lo­sau­rus, ils sont égale­ment connus pour se nour­rir d’autres baleines et travaillent souvent en groupes pour fati­guer et tuer des espèces beau­coup plus grosses qu’eux, telles que les cacha­lots.

Sources : The Inde­pendent / PLOS ONE

Premium WordPress Themes Download
Free Download WordPress Themes
Download Best WordPress Themes Free Download
Download WordPress Themes Free
udemy course download free

PLUS DE SCIENCE