Des bioha­ckers piratent un ordi­na­teur grâce à de l’ADN piégé

par   Ulyces   | 10 août 2017

Crédits : Ugo Amez / SIPAL’ADN, nouveau terrain de recherche favori des scien­ti­fiques. Lors de la confé­rence USENIX dédiée à la sécu­rité infor­ma­tique, une équipe de cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Washing­ton à Seat­tle a présenté ce jeudi 10 août sa dernière trou­vaille. Elle a démon­tré pour la première fois qu’il est possible d’en­co­der un logi­ciel malveillant dans un brin physique d’ADN. Une inquié­tante prouesse qu’elle explique dans un article dispo­nible sur le site de l’uni­ver­sité. Lors du séquençage de l’ADN, l’or­di­na­teur joue un rôle primor­dial. Il permet aux scien­ti­fiques d’ana­ly­ser et de stocker les quelques milliards de données récol­tées à partir d’un simple échan­tillon d’ADN. C’est en compre­nant cette nouvelle inter­ac­tion entre les systèmes biolo­giques et élec­tro­niques que les cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Washing­ton ont eu l’idée d’éva­luer les risques d’un tel procédé. S’il est désor­mais possible de stocker des données sur de l’ADN, il est égale­ment possible d’y implan­ter un logi­ciel malveillant, autre­ment dit un malware. C’est préci­sé­ment ce qu’ont fait les cher­cheurs, avant de deman­der à un ordi­na­teur de lire le brin d’ADN infecté. Ils ont ainsi pu en prendre le contrôle et accé­der à des données privées. Ils nuancent toute­fois leur démons­tra­tion, admet­tant avoir désac­tivé au préa­lable les fonc­tions de sécu­rité de la machine et ajouté manuel­le­ment une vulné­ra­bi­lité au programme de lecture utilisé. Une petite aide rassu­rante sans laquelle le pira­tage n’au­rait sans doute pas été possible. Cepen­dant, la méthode peut évoluer. Bien conscients que cette décou­verte pour­rait forte­ment inspi­rer les hackers, les cher­cheurs expliquent qu’ils ont voulu démon­trer publique­ment tous les dangers de la pratique pour aler­ter les acteurs de la cyber­sé­cu­rité quant aux nouveaux risques encou­rus. Il n’est pas exclu que, dans un futur proches, des personnes mal inten­tion­nées utilisent des échan­tillons corrom­pus de sang ou de salive pour accé­der à nos infor­ma­tions person­nelles. Et malheu­reu­se­ment, il ne s’agit pas du scéna­rio du prochain épisode de Black Mirror, mais bien de la réalité. Source : Univer­sité de Washing­ton  

Download Premium WordPress Themes Free
Download Nulled WordPress Themes
Download Best WordPress Themes Free Download
Download WordPress Themes
free download udemy course