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Des physi­ciens réus­sissent une télé­por­ta­tion quan­tique sur 44 km

par   Adrien Vlahovic   | 4 janvier 2021

Une connexion inter­net quan­tique, ultra-rapide et ultra-sécu­ri­sée, est sur le point de voir le jour. Un groupe de cher­cheurs de l’Ins­ti­tut de tech­no­lo­gie de Cali­for­nie (Caltech), du Fermi­lab et de la NASA ont réussi à télé­por­ter des infor­ma­tions entre deux labo­ra­toires sépa­rés par 44 kilo­mètres, rappor­tait le DailyMail le 22 décembre.

Pour « télé­por­ter » ces données, les scien­ti­fiques se servent des qubits, les bits quan­tiques. Ces derniers, inex­tri­ca­ble­ment liés les uns aux autres, inter­agissent quelque soit la distance qui les séparent. Dans le cas d’une paire, si le premier bit à une valeur de 1, le second sera un 0. En liant 3 qubits, ils est donc possible d’ob­te­nir la même valeur pour le premier et le troi­sième, faisant voya­ger l’in­for­ma­tion rien qu’en modi­fiant les données au point de départ. Mais afin de créer ces réseaux de commu­ni­ca­tion du futur, il est néces­saire d’amé­lio­rer la portée et la fiabi­lité de cette tech­no­lo­gie. Dans leur étude publiée le 4 décembre, les résul­tats ont montré une réus­site de 90 % dans la trans­mis­sion de l’in­for­ma­tion.

« Nous sommes ravis de ses résul­tats », annonce Pana­gio­tis Spent­zou­ris, cher­cheur au Fermi­lab, dans le jour­nal de l’uni­ver­sité de Chicago UChi­cago. « Avec cette démons­tra­tion, nous commençons a poser les bases de la construc­tion d’un réseau quan­tique de la taille de Chicago. » Imagi­nez un inter­net instan­tané couvrant toute l’Île-de-France. La 5G et les autres tech­no­lo­gies clas­siques seraient bien vite rendues obso­lètes. La physi­cienne Maria Spiro­pulu, de Caltech, ajoute d’ailleurs que « les résul­tats seront encore amélio­rés avec les mises à niveau du système que nous prévoyons d’ache­ver d’ici le deuxième trimestre 2021 ».

Depuis le début des études sur les tech­no­lo­gies quan­tiques, les limites du possible semblent être repous­sées toujours plus loin. On voit appa­raître des calcu­la­teurs surpuis­sants capables de réali­ser des opéra­tions qui auraient pris des milliers d’an­nées aux meilleurs ordi­na­teurs, ou encore des sécu­ri­tés invio­lables qu’au­cun hacker au monde ne saurait contour­ner.

Source : The DailyMail

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