fbpx

Des sper­ma­to­zoïdes vieux de 100 millions d’an­nées décou­verts dans de l’ambre

par   Sarah Ben Bouzid   | 16 septembre 2020

Un morceau d’ambre vieux de 100 millions d’an­nées décou­vert au Myan­mar a révélé le plus vieil échan­tillon de sperme animal jamais prélevé, avec des sper­ma­to­zoïdes extrê­me­ment longs. Ce sperme géant, plusieurs fois plus grand que celui de l’homme, provient d’un micro-crus­tacé, rapporte Phys.org ce mardi 15 décembre.

D’après une étude de l’Ins­ti­tut de géolo­gie et paléon­to­lo­gie de Nankin, ce bivalve ne mesure que 0,6 milli­mètre. Connu sous le nom d’os­tra­code, il est connu pour sécré­ter des sper­ma­to­zoïdes dix fois plus gros que lui. En effet, chacune de ces cellules micro­sco­piques se tord et forme une boule minus­cule. Cela peut paraitre para­doxal, mais beau­coup des plus petites créa­tures terrestres produisent en fait les plus gros sper­ma­to­zoïdes.

Lorsque les femelles s’ac­couplent avec plus d’un parte­naire, les sper­ma­to­zoïdes doivent se faire concur­rence ; les scien­ti­fiques pensent donc qu’il pour­rait être plus avan­ta­geux pour ces animaux d’avoir des sper­ma­to­zoïdes plus grands.

À l’aide d’un scan­ner micro-CT, les cher­cheurs ont décou­vert 39 de ces anciens crus­ta­cés, tous dans la même tranche d’ambre. Ces corps fossi­li­sés conte­naient égale­ment des pompes à sperme, des œufs et – surtout – des récep­tacles fémi­nins remplis de sper­ma­to­zoïdes. « Le fait que les récep­tacles sémi­naux des femelles soient remplis de sperme indique que la copu­la­tion s’est dérou­lée avec succès peu de temps avant que les animaux ne soient piégés dans l’ambre », écrivent les auteurs. C’est pas de chance.

Nous tenons égale­ment le plus ancien échan­tillon de sperme animal connu. En 2014, des ostra­codes d’eau douce vieux de 16 millions d’an­nées, décou­verts dans une grotte en Austra­lie, avaient été retrou­vés avec des sper­ma­to­zoïdes d’1,2 mm de long. Mais ces nouveaux spéci­mens décou­verts au Myan­mar les précèdent de 83 millions d’an­nées.

Source : Phys.Org 

PLUS DE SCIENCE