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Le mystère de la nage des sper­ma­to­zoïdes est enfin résolu

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 28 mars 2017

Toute personne dont la puberté est ache­vée se repré­sente à peu près le parcours d’un sper­ma­to­zoïde jusqu’à l’ovule. Mais on igno­rait encore comment il se déplace. La semaine passée, l’Ameri­can Physi­cal Society a publié les résul­tats d’une étude sur son compor­te­ment. Fruit du travail de scien­ti­fiques britan­niques et japo­nais, ce docu­ment présente une formule mathé­ma­tique basée sur le mouve­ment de la tête et de la queue du sper­ma­to­zoïde. Légè­re­ment trop tech­niques pour éviter aux parents d’abor­der les dimen­sions physiques de la procréa­tion avec leurs enfants, ces mesures pour­raient en revanche permettre de mieux comprendre les causes d’in­fer­ti­lité. Car l’ovu­la­tion dépend en partie de la capa­cité des sper­ma­to­zoïdes à se mouvoir propre­ment dans le liquide sémi­nal. « Cela va nous aider à comprendre pourquoi certains réus­sissent et d’autres non », remarque Hermes Gadêlha, de l’uni­ver­sité de York. Au cours de leur étude au micro­scope, les scien­ti­fiques se sont aperçus que le sper­ma­to­zoïde devait réali­ser de nombreux mouve­ments, parfois à rebours, afin d’at­teindre son but. Son avan­cée sacca­dée s’ap­puie sur des gestes de la tête, d’ar­rière en avant. « Cela suggère que les sper­ma­to­zoïdes tirent le fluide de manière coor­don­née afin de le faire évoluer, un peu à la manière de champs magné­tiques autour d’un aimant », ajoute M. Hadêlha. Labo­rieux, donc, et vain pour la plupart. Source : Physi­cal Review Letters