En Cali­for­nie, l’air sent la weed à cause des plan­ta­tions de canna­bis géantes

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 20 décembre 2018

« Je ne peux pas rester dehors plus de 30 minutes », assure Robert Guthrie, derrière son masque de protec­tion respi­ra­toire. À Sebas­to­pol, en Cali­for­nie, l’air est nauséa­bond à cause des serres où sont culti­vés des milliers de plants de canna­bis. Une odeur que les voisins doivent suppor­ter lorsqu’ils sont en exté­rieur, mais aussi lorsqu’ils se trouvent chez eux, rapporte le New York Times le 19 décembre 2018. « C’est au-delà de l’ima­gi­nable », déplore Grace Guthrie.

Depuis janvier 2018, la consom­ma­tion récréa­tion­nelle de weed est légale en Cali­for­nie et de nombreuses fermes se sont conver­ties à la marijuana. Un essor des cultures qui ne va pas sans cette fameuse odeur. Dans plusieurs quar­tiers, les habi­tants ont décidé de s’al­lier, pour inten­ter des actions en justice, et ainsi inter­dire la culture du canna­bis à proxi­mité de chez eux. 

Le problème prend des propor­tions poli­tiques puisqu’une dona­tion de 24 500 euros a été faite au lycée de la ville de Carpin­te­ria par les indus­triels de la weed. L’éta­blis­se­ment en ques­tion est cerné par les serres pleines de plants et, depuis deux ans, de plus en plus d’élèves se plaignent de l’odeur, mais surtout de maux de tête. Le don aurait donc été fait dans le but de dédom­ma­ger les étudiants. Une atten­tion qui selon Maureen Foley Claf­fey, membre du conseil du lycée, envoie un « message dérou­tant et problé­ma­tique » aux jeunes fréquen­tant l’éta­blis­se­ment. Toute la diffi­culté d’en­ca­drer ces pratiques vient du fait que les odeurs sont subjec­tives, souligne le New York Times.

Sources : New York Times

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