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En Inde, les travailleurs pauvres craignent plus la faim que le coro­na­vi­rus

par   Pablo Oger   | 25 mars 2020

L’Inde est depuis le 24 mars sous le coup d’un confi­ne­ment total pour ses 1,3 milliard d’ha­bi­tants, dans le but d’évi­ter la propa­ga­tion du Covid-19. Mais ce que craignent le plus ses habi­tants les plus pauvres, ce n’est pas le virus, mais de se retrou­ver à court d’argent et de vivres, rapporte la BBC .

Pour de nombreux travailleurs indiens qui vivent de petits boulots, le confi­ne­ment signi­fie faire une croix sur ses reve­nus. En effet, selon l’Or­ga­ni­sa­tion mondiale du travail (OMT), au moins 90 % de la force de travail indienne est employée dans le secteur infor­mel, travaillant comme aide domes­tique, vendeur de rue ou homme de ménage, et la plupart n’ont pas accès aux congés mala­dies ni aux congés payés.

Nombre d’entre eux sont des migrants venus d’un autre État que celui où ils travaillent et ne peuvent donc pas comp­ter sur l’aide de leurs familles. Beau­coup n’ont même pas de compte en banque et comptent sur des paie­ments en cash pour vivre.

Moham­med Sabir dirige un petit étal qui vend des bois­sons à base de yaourt à Delhi, il a expliqué à la BBC avoir embau­ché deux personnes récem­ment car il avait prévu plus de travail cet été. « Main­te­nant je ne peux pas les payer. Je n’ai pas l’argent. J’ai peur que la faim nous tue bien plus vite que le coro­na­vi­rus », dit-il.

Source : BBC

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