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La momie d’une prin­cesse sibé­rienne révèle ses tatouages impres­sion­nants

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 7 juin 2016

information_items_4388 Une momie vieille de 2 500 ans sera présen­tée au public depuis le 5 juin, au Anokhin Museum de Gorno-Altaysk, en Sibé­rie. L’ar­chéo­logue Nata­lia Polos­mak l’a décou­verte en 1993 sur le plateau d’Ukok, au pied des montagnes de l’Al­taï, en Sibé­rie. La dépouille formi­da­ble­ment bien conser­vée est celle d’une femme de 25 ans appar­te­nant à la culture Pazy­ryk, un peuple nomade d’Eu­ra­sie dont la plupart des sépul­tures datent de l’âge du bronze. Si la prin­cesse d’Ukok, décé­dée suite à un cancer du sein contracté alors qu’elle n’avait que 20 ans, fut si bien conser­vée dans sa sépul­ture, c’est grâce à une protec­tion natu­relle : la glace. mummy-is-getting-inside Crédits : Alexan­der Tyry­sh­kin Si la prin­cesse d’Ukok se distingue de ses contem­po­rains, c’est par son goût pour la mode : On l’a retrou­vée avec une perruque en crin et un « sac de cosmé­tiques » conte­nant une brosse à cheveux et un frag­ment de crayon pour les yeux. Mais ça ne s’ar­rête pas là. Son corps comporte des tatouages d’une qualité éton­nante pour cette période. Le plus impres­sion­nant est celui dessiné sur son épaule gauche, qui repré­sente un animal mytho­lo­gique (un mélange de grif­fon et de capri­corne). body-art2 Crédits : Alexan­der Tyry­sh­kin La sépul­ture de la prin­cesse était parti­cu­liè­re­ment bien garnie : les archéo­logues y ont retrouvé six chevaux pour l’es­cor­ter dans l’au-delà, du bois, du bronze, de l’or, du canna­bis et des graines de coriandre. Le Dr Yuri Abra­mov, direc­teur des recherches à l’Ins­ti­tut de recherche russe sur les plantes aroma­tiques et médi­ci­nales de Moscou, assure que les condi­tions d’ex­po­si­tion garan­ti­ront la sécu­rité de la prin­cesse. Elle ne sera expo­sée que deux fois par semaine avec un maxi­mum de trois heures par jour, afin de ne pas l’en­dom­ma­ger. Cepen­dant, ce n’est pas au goût de tous. Akai Kine, leader des peuples Tiele, estime que la prin­cesse est le « cordon ombi­li­cal de la Terre » et que « la mort ne peut être déran­gée ». Il demande à ce que la prin­cesse soit repla­cée dans sa sépul­ture, car elle est pour lui « la gardienne des portes de l’en­fer, qui empêche la venue du diable ». Il semble que cela n’a pas suffi à convaincre le tribu­nal vers lequel Akai Kine a porté son indi­gna­tion, puisqu’il a été débouté. Elle revêt donc ses plus beaux appa­rats et en mettre plein la vue aux visi­teurs qui se pres­se­ront pour venir la contem­pler. inside_exhebitioninside_exhibition_2inside_exhibition_3princess of Ukok mummy, with marked tattoo on her arm - credit Siberian Times, queries Will Stewart 007 985 998 94 00Princess Ukok, tattoos on her shoulderprincess, fingers tattooSource : Sibe­rian­times.com Repor­tage sur la pénin­sule de Kola. ↓ samis

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