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La Thaï­lande va fermer ses parcs natu­rels plusieurs mois par an pour que la nature se régé­nère

par   Ulyces   | 4 septembre 2020

La Thaï­lande a tiré des leçons du confi­ne­ment. Son impact sur les espaces natu­rels du pays a été si posi­tif que le minis­tère de l’En­vi­ron­ne­ment a décidé de fermer les parcs natu­rels thaï­lan­dais plusieurs mois par an pour lais­ser à la nature le temps de se régé­né­rer, nous apprend Bloom­berg ce 4 septembre.

La halte forcée du tourisme pendant la pandé­mie a mis le monde face à une évidence : un ralen­tis­se­ment de l’ac­ti­vité humaine a des béné­fices immé­diats sur l’en­vi­ron­ne­ment. Depuis sa reprise hélas, peu de pays semblent en avoir tiré des ensei­gne­ments. À l’ex­cep­tion de la Thaï­lande qui, après avoir vu reve­nir des espèces rares sur ses plages pendant le confi­ne­ment, a pris la déci­sion forte de fermer ses plus de 100 parcs natu­rels plusieurs mois par an pour lais­ser respi­rer la nature.

« Cette mesure vise à lais­ser la nature se régé­né­rer et donner le temps aux gardes-fores­tiers de s’oc­cu­per des parcs », a déclaré le ministre des Ressources natu­relles et de l’En­vi­ron­ne­ment Vara­wut Silpa-archa, inter­rogé par Bloom­berg à Bang­kok. Le tourisme a beau repré­sen­ter un cinquième du PIB de la Thaï­lande, elle ne souhaite plus l’ac­cueillir au détri­ment de ses richesses natu­relles.

Pour montrer l’exemple, Maya Bay, une plage para­di­siaque de l’île de Phi Phi Ley rendue célèbre par le film La Plage, restera fermée jusqu’à ce que ses écosys­tèmes se remettent de l’im­pact du tourisme de masse. Selon le ministre, ses coraux pour­raient mettre plus de 40 ans avant de retrou­ver leur forme initiale.

Source : Bloom­berg

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