L’ac­ti­vité humaine pollue l’air du conti­nent euro­péen depuis 2000 ans

par   Ulyces   | 2 juin 2017

Bien avant que les usines de la révo­lu­tion indus­trielle ne débouchent sur la suie noire et le dioxyde de carbone, les humains avaient déjà trouvé le moyen de nuire à l’en­vi­ron­ne­ment. Une étude scien­ti­fique publiée le 31 mai dans la revue Ameri­can Geophy­si­cal Union rapporte que l’ex­ploi­ta­tion minière et la fonte des glaces ont conduit à la pollu­tion de l’air et de l’eau en Europe pendant envi­ron 2 000 ans. Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Harvard et de l’uni­ver­sité du Maine ont examiné un noyau de glace issu des Alpes pour déter­mi­ner de quelle manière la pollu­tion par le plomb atmo­sphé­rique a évolué avec le temps. Ils ont remarqué une forte baisse des niveaux de plomb au milieu du XVIe siècle, lorsque la peste noire a balayé le conti­nent euro­péen. À cette époque, la concen­tra­tion de plomb dans l’at­mo­sphère était de 0, ce qui doit être consi­déré comme le seuil natu­rel et sûr de conta­mi­na­tion cette substance dans l’air. « Dans diffé­rentes parties de l’Eu­rope, la peste noire a effacé près de la moitié de la popu­la­tion. Elle a radi­ca­le­ment trans­formé la société de multiples façon. L’ex­trac­tion du plomb a cessé dans les prin­ci­pales zones de produc­tion. Cela s’est traduit dans le noyau de glace avec une forte baisse de niveau du plomb atmo­sphé­rique », explique Alexan­der More, histo­rien de Harvard et co-auteur du rapport. Les cher­cheurs ont observé deux autres dimi­nu­tions notoires de plomb dans l’air. L’un en 1460, corres­pon­dant à une autre épidé­mie. L’autre en 1970, avec la régle­men­ta­tion inter­di­sant le plomb dans l’es­sence. On ose espé­rer qu’il ne faudra pas une autre catas­trophe épidé­mique pour rame­ner les niveaux de plomb à zéro. Source : Ameri­can Geophy­si­cal Union

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