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Le bracon­nage d’es­pèces en danger a augmenté pendant le confi­ne­ment

par   Servan Le Janne   | 24 juin 2020

Les mesures de confi­ne­ment n’ont pas seule­ment donné de l’air à certains animaux. Selon plusieurs experts inter­ro­gés par l’agence Asso­cia­ted Press lundi 22 juin, elles ont entraîné une hausse du bracon­nage d’es­pèces en danger.

En Inde, le ralen­tis­se­ment de l’ac­ti­vité écono­mique a par exemple poussé des indi­vi­dus à chas­ser les tigres ou les léopards pour gagner de l’argent. « C’est risqué mais quand ils sont au bord du gouffre, certains pensent que le risque vaut la peine d’être pris », observe le biolo­giste de la faune Mayukh Chat­terjee.

Depuis le début du confi­ne­ment indien, le 24 mars, au moins quatre tigres et six léopards ont été tués par des bracon­niers, sans comp­ter les gazelles, les écureuils, les sangliers ou les paons mis à mort. En avril, la fonda­tion Wild­life Justice Commis­sion a indiqué que des stocks de pango­lins étaient en train d’être faits dans diffé­rents pays d’Asie du Sud-Est.

Dans le même temps, les cornes de rhino­cé­ros s’en­tas­saient dans les réserves des bracon­niers au Mozam­bique, et les vendeurs d’ivoire cher­chaient des débou­chés pour leur marchan­dise illé­gale. « Nous nous atten­dons à voir une augmen­ta­tion de la chasse à la viande de brousse », prévient Emma Stokes, direc­trice du programme Central Africa Program of the Wild­life Conser­va­tion Society.

Source : Asso­cia­ted Press

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