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Le LSD pour­rait rempla­cer la morphine comme anti­dou­leur

par   Sarah Ben Bouzid   | 20 septembre 2020

Des micro­doses de LSD pour­raient être utili­sées comme alter­na­tive non-addic­tive aux anal­gé­siques. C’est la conclu­sion d’une nouvelle étude qui a examiné les proprié­tés anal­gé­siques du psyché­dé­lique sur un échan­tillon de 24 volon­taires, rapporte Vice.

Dans le cadre de son Programme de recherche sur le micro­do­sage, mis en place pour iden­ti­fier la dose opti­male de LSD pour amélio­rer la résis­tance à la douleur, des scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité de Maas­tricht aux Pays-Bas et de la Fonda­tion Beck­ley au Royaume-Uni ont décou­vert que de petites doses non-hallu­ci­na­toires d’acide lyser­gique augmentent la tolé­rance à la douleur des sujets jusqu’à 20 % – un effet compa­rable à celui de la morphine.

Un échan­tillon de 24 volon­taires sains ont reçu chacun des doses uniques de LSD, ou un placebo, pendant plusieurs jours. Les cher­cheurs ont ensuite évalué leur niveau de tolé­rance à la douleur en leur deman­dant de plon­ger leurs mains dans de l’eau froide aussi long­temps qu’ils le pouvaient. L’étude a systé­ma­tique­ment indiqué qu’une dose de 20 micro­grammes de LSD rédui­sait la percep­tion de la douleur de 20 %. Les volon­taires ont ainsi pu rester immer­gés dans l’eau froide beau­coup plus long­temps qu’a­vec le placebo.

« Cette étude chez des volon­taires sains montre qu’une faible dose de LSD produit un effet anal­gé­sique en l’ab­sence d’ef­fet psyché­dé­lique », a déclaré le cher­cheur prin­ci­pal Jan Ramae­kers, profes­seur de psycho­phar­ma­co­lo­gie et de toxi­co­lo­gie compor­te­men­tale à l’uni­ver­sité de Maas­tricht. « L’am­pleur de l’ef­fet anal­gé­sique semble compa­rable aux effets anal­gé­siques des opioïdes dans le même modèle de douleur. » Mais sans les terribles effets secon­daires des opioïdes.

Il s’agit de la première étude réexa­mi­nant le poten­tiel du LSD dans le soula­ge­ment de la douleur depuis son inter­dic­tion progres­sive dans les années 1960 et 1970. Les cher­cheurs pensent que d’autres études simi­laires pour­raient conduire à l’uti­li­sa­tion de cette substance comme anal­gé­sique sans dépen­dance.

Source : Vice

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