fbpx

Les aqua­riums chinois vont rempla­cer leurs vrais dauphins par des robots

par   Axelle Tricomi   | 24 juin 2020

C’est une excel­lente nouvelle pour les dauphins prison­niers des parcs aqua­tiques : une entre­prise améri­caine a mis au point des dauphins-robots extrê­me­ment réalistes pour les sauver d’une vie de capti­vité. Et ses premiers modèles devraient prochai­ne­ment faire leur appa­ri­tion en Chine, rapporte Vice ce 24 juin.

À la faveur de la récente inter­dic­tion du commerce et de la consom­ma­tion d’ani­maux sauvages en Chine afin d’en­di­guer la crise du coro­na­vi­rus, leurs aqua­riums s’in­té­ressent aux créa­tions de l’en­tre­prise Edge Inno­va­tions. En plus d’être incroya­ble­ment réaliste, leurs anima­tro­niques offrent de nouvelles possi­bi­li­tés pour proté­ger les animaux victimes du tourisme.

L’ex­perte en réalité augmen­tée Mela­nie Langlotz a déve­loppé le design de la machine, aidée par des spécia­listes des effets spéciaux. Son ambi­tion est d’élar­gir la construc­tion de robot à tous les animaux aujourd’­hui en capti­vité. Leur inno­va­tion a été saluée par la fonda­tion PETA, qui leur a attri­bué un prix pour leur enga­ge­ment contre la cruauté envers les animaux.

première nage avec l’ani­ma­tro­nique

L’ani­ma­tro­nique est inspiré d’un grand dauphin et pèse envi­ron 270 kilos. Sa muscu­la­ture est visible quand il bouge et ses dents sont même tein­tées de jaune. Les tech­ni­ciens l’ont doté d’une batte­rie d’une auto­no­mie de dix heures envi­ron, lui permet­tant de nager dans l’eau salée en toute tranquillité. Le robot est contrôlé à distance pour pouvoir repro­duire les réac­tions spon­ta­nées du dauphin.

Les volon­taires qui ont pu nager avec le robot ont été visi­ble­ment émer­veillés. « Les gens croyaient vrai­ment qu’il s’agis­sait d’un vrai dauphin jusqu’à ce qu’on leur dise que c’était un robot. C’était une expé­rience vrai­ment incroyable », s’en­thou­siasme Mela­nie Langlotz.

La Chine a pris la déci­sion le 24 février dernier d’in­ter­dire le commerce d’ani­maux sauvages pour ralen­tir la propa­ga­tion du Covid-19, mais aussi pour faire face aux critiques des défen­seurs de la cause animale. Le pays possède de nombreux parcs aqua­tiques qui mettent en scène des animaux dans des numé­ros de cirques. L’ani­ma­tro­nique est une alter­na­tive parfaite pour proté­ger les dauphins.

Il repré­sente aussi un inves­tis­se­ment sur le long terme puisque les robots ont une durée de vie de 10 ans envi­ron et ne demandent aucune nour­ri­ture ni frais médi­caux. Son prix, qui se situe entre 40 et 60 millions de dollars, est donc un bon compro­mis pour proté­ger les animaux et conti­nuer à capi­ta­li­ser sur le tourisme aqua­tique.

Source : RNZ

Plus de turfu