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Les hommes de cette famille bangla­daise n’ont pas d’em­preintes digi­tales

par   Adrien Vlahovic   | 8 janvier 2021

Apu Sarker, un Bangla­dais de 22 ans, est victime d’une mala­die géné­tique extrê­me­ment rare. Depuis plusieurs géné­ra­tions, les hommes de sa famille ont le bout des doigts lisses : ils ne possèdent pas d’em­preintes digi­tales, rappor­tait BBC News le 26 décembre.

Dans le monde actuel, où les infor­ma­tions biomé­triques sont collec­tées et utili­sées, la famille Sarker fait figure d’ex­cep­tion. Si cette diffé­rence n’était pas très impor­tante il y a quelques géné­ra­tions, le manque d’empreintes digi­tales est aujourd’­hui un vrai souci pour les hommes de cette famille bangla­daise. Par exemple, certains ont hésité à voya­ger de peur d’avoir des ennuis dans les aéro­ports, tandis que d’autres n’ont pas pu obte­nir de permis de conduire.

« J’ai payé les frais, j’ai réussi l’exa­men, mais ils ne m’ont pas déli­vré de permis car je ne pouvais pas four­nir d’em­preintes digi­tales », a récem­ment déclaré Amal Sarker à la BBC. « C’est toujours une expé­rience embar­ras­sante pour moi. » Même s’il trans­porte en continu le reçu de son permis avec lui, cela ne l’a jamais aidé face aux forces de l’ordre.

Les hommes de la famille Sarker, origi­naires du district de Rajshahi, dans le nord du Bangla­desh, souffrent d’une mala­die géné­tique extrê­me­ment rare appe­lée ader­ma­to­gly­phie, décou­verte seule­ment en 2007. Quant à Apu, même son télé­phone est au nom de sa mère, depuis que le gouver­ne­ment bangla­dais a intro­duit une légis­la­tion pour condi­tion­ner l’achat de cartes SIM, néces­si­tant une corres­pon­dance avec la base de données biomé­triques natio­nale.

Source : BBC News

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