Suite à une épidé­mie d’élar­gis­se­ments du pénis avec de l’huile de coco, les méde­cins sonnent l’alarme en Océa­nie

par   Laura Boudoux   | 12 avril 2019
Port Moresby

En Papoua­sie-Nouvelle-Guinée, les méde­cins ont déclen­ché l’alerte rouge après avoir été confron­tés à des milliers de cas d’hommes s’étant injecté de l’huile de cuis­son dans les parties géni­tales. Ils affirment faire face à un problème natio­nal, leurs patients s’adon­nant à de dange­reux élar­gis­se­ments du pénis « faits maison », rapporte The Inde­pendent. Les chirur­giens sont nombreux à avoir reçu des hommes qui s’étaient ainsi injecté du sili­cone, de l’huile de coco ou encore des crèmes pour bébé dans le sexe.

Un spécia­liste opérant dans une clinique de Port Moresby, la capi­tale, assure avoir traité 500 patients au cours des deux dernières années. Les effets secon­daires peuvent mettre en péril la vie des patients, qui souffrent souvent d’ul­cères, de gros­seurs au niveau des parties intimes, ou encore d’im­puis­sance, qui peut persis­ter toute leur vie.

« La plupart d’entre eux ont des masses anor­males et grume­leuses qui se déve­loppent sur le pénis et touchent parfois le scro­tum », précise Akule Danlop, chirur­gien dans un hôpi­tal de Port Moresby, qui a traité des hommes de 16 à 55 ans. « Ce sont des hommes qui occupent des emplois respec­tables, qui travaillent dans des cabi­nets d’avo­cats par exemple », explique-t-il, préci­sant que « dans la plupart des cas, ils regrettent leur geste ».

Il déplore le fait que ces opéra­tions coûtent des ressources finan­cières et humaines aux hôpi­taux du pays. « C’est un peu frus­trant de voir tous ces cas alors que nous avons d’autres patients qui méritent d’être soignés. Eux se sont causés ce tort eux-mêmes », explique-t-il.

Source : The Inde­pendent

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