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Un gang d’orques lance des attaques coor­don­nées contre des bateaux en Espagne

par   Sarah Ben Bouzid   | 14 septembre 2020

Au cours des deux derniers mois, le long des côtes espa­gnoles et portu­gaises, des marins ont envoyé plusieurs appels de détresse après que des orques se sont violem­ment attaqués à leurs bateaux. Deux bateaux ont perdu une partie de leur gouver­nail, au moins un membre de l’équi­page a été légè­re­ment blessé et plusieurs bateaux ont subi de graves dommages, rappor­tait le Guar­dian ce dimanche 13 septembre.

Le dernier inci­dent en date a eu lieu vendredi. L’en­tre­prise Halcyon Yachts trans­por­tait un bateau de 10 m de La Corogne vers le Royaume-Uni lorsqu’une orque a attaqué le navire une quin­zaine de fois. En sale état, le bateau a dû être remorqué au port pour déter­mi­ner l’am­pleur des dégâts selon Pete Green, le direc­teur de la société.

Précé­dem­ment, le 29 juillet, au large du cap Trafal­gar, une bande de neuf orques ont éperonné la coque d’un bateau de livrai­son pendant plus d’une heure, faisant tour­ner le bateau de 180 degrés, noyant le moteur et cassant le gouver­nail. Ils commu­niquaient entre eux grâce à de forts siffle­ments. La même semaine, un autre bateau de la région avait signalé une attaque d’une cinquan­taine de minutes. Le capi­taine a déclaré que la force de l’at­taque « a presque disloqué l’épaule du barreur ».

Les orques sont des mammi­fères très intel­li­gents et curieux. Il n’est donc pas éton­nant qu’ils suivent un bateau de près, voir qu’ils inter­agissent avec le gouver­nail, mais ils ne procèdent jamais à des attaques de ce genre. Leur compor­te­ment est jugé « très inha­bi­tuel » et « inquié­tant » les scien­ti­fiques, qui estiment que les orques pour­raient être conscients que l’ac­ti­vité humaine trouble leur écosys­tème.

Les auto­ri­tés mari­times espa­gnoles recom­mandent aux navires de « garder leurs distances » avec les céta­cés. Mais les rapports des marins autour du détroit de Gibral­tar en juillet et août suggèrent que cela pour­rait être diffi­cile.

Source : The Guar­dian 

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