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Une nouvelle espèce de singe décou­verte au Myan­mar est déjà en danger d’ex­tinc­tion

par   Sarah Ben Bouzid   | 13 novembre 2020

Les scien­ti­fiques de Musée d’his­toire natu­relle de Londres ont annoncé la décou­verte d’une nouvelle espèce de singe au Myan­mar, dans une étude publiée dans Zoolo­gi­cal Research. Hélas, à peine décou­verte, elle est déjà grave­ment mena­cée d’ex­tinc­tion. Les Popa langur sont un type de langur, un singe au visage noir et aux yeux cerclés de blanc. D’après le Guar­dian, il ne reste­rait que 200 à 250 de ces primates vivant dans la nature, répar­tis au sein de quatre popu­la­tions isolées.

« C’est malheu­reu­se­ment une décou­verte miti­gée en raison du nombre limité d’in­di­vi­dus vivant à l’état sauvage et de leurs popu­la­tions frag­men­tées », a déclaré Roberto Portela Miguez, coau­teur de l’étude et conser­va­teur prin­ci­pal du Musée d’his­toire natu­relle de Londres.

Le Popa langur a été décou­vert de manière surpre­nan­te… au musée. Lors d’une analyse géné­tique d’un spéci­men de plus de 100 ans conservé dans l’éta­blis­se­ment, ils ont décou­vert qu’il s’agis­sait en fait d’une espèce incon­nue. « Au moment où les os ont été recueillis, nous n’avions pas les outils ou l’ex­per­tise pour les étudier correc­te­ment. C’est grâce à une colla­bo­ra­tion inter­na­tio­nale et aux dernières tech­niques de séquençage géné­tique que nous sommes parve­nus à mettre cette espèce en lumière. »

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Le Popa langur tire son nom du mont Popa, au Myan­mar, un site qui abrite la plus grande partie de l’es­pèce, soit près d’une centaine de primates. Le site est déjà classé réserve natu­relle, mais Miguez remarque que la chasse et la défo­res­ta­tion y sont tout de même encore pratiquées. Or, la perte d’ha­bi­tat est la plus grande menace pour ces singes, qui vivaient autre­fois dans tout le Myan­mar.

Cepen­dant, les scien­ti­fiques estiment que la décou­verte de cette nouvelle espèce aidera à sa conser­va­tion. « Nous avons l’es­poir qu’en donnant à cette espèce le statut scien­ti­fique et la noto­riété qu’elle mérite, il y aura davan­tage d’ef­forts concer­tés pour proté­ger cette zone et les quelques singes restants », conclut Miguez.

Source : The Guar­dian

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