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Si Donald Trump a bien sollicité une faveur à l'Ukraine pour entraver son opposant Joe Biden, il pourrait être jugé comme un traître à sa patrie.

par Servan Le Janne | 19 décembre 2019

Quelques pas ont été épar­gnés à Nancy Pelosi. À peine sortie des bancs de la Chambre des repré­sen­tants, dans le Capi­tole de Washing­ton, la prési­dente de l’as­sem­blée s’ar­rête au pied du perchoir. Son fauteuil en cuir marron, derrière lequel les bandes rouge et blanche du drapeau améri­cain grimpent vers la devise « In God We Trust », est occupé par sa collègue Démo­crate, Diana DeGette. C’est elle qui tient le maillet ce mercredi 18 décembre 2019, car Pelosi doit excep­tion­nel­le­ment plai­der plutôt que prési­der. Elle est là pour deman­der rien de moins que la desti­tu­tion de Donald Trump.

Instal­lée derrière un pupitre en bois, à côté duquel a été posée une pancarte où flotte la bannière natio­nale, la repré­sen­tante de Cali­for­nie commence par regret­ter que « le compor­te­ment impru­dent du Président [ait] rendu la desti­tu­tion néces­saire. » Ainsi, « les faits montrent qu’il repré­sente une menace pour notre sécu­rité et l’in­té­grité de nos élec­tions, la base de notre démo­cra­tie » et qu’il « a violé la consti­tu­tion », dans la mesure où ce même Président a « utilisé le pouvoir de sa fonc­tion pour obte­nir un béné­fice poli­tique person­nel aux dépens de la sécu­rité natio­nale des États-Unis ».

Salué par une ovation, ce discours ponc­tue six heures de débats, dont le prin­cipe a été approuvé à 228 voix contre 197. Majo­ri­taires à la chambre, les Démo­crates votent ensuite en faveur de la desti­tu­tion, à 230 voix contre 197 pour abus de pouvoir et à 229 voix contre 198 pour obstruc­tion au Congrès. La barre des 216 est bien passée, ce qui fait de Trump le troi­sième président des États-Unis à être menacé par une procé­dure de desti­tu­tion (« impeach­ment »). Il a toute­fois de grandes chances d’être main­tenu au pouvoir par le Sénat, dirigé par des Répu­bli­cains qui, à quelques excep­tions près, le soutiennent encore contre vents et marées.

Depuis le Michi­gan, le milliar­daire a affirmé que « les Démo­crates de la folle Nancy Pelosi se sont couverts d’une marque de honte éter­nelle ». Dans une lettre adres­sée à celle-ci le 17 décembre, Trump dénonce l’ « abus incons­ti­tu­tion­nel » repré­senté par la procé­dure de desti­tu­tion. Il ne recon­naît aucun crime, ni délit, ni infrac­tion. Qu’en est-il vrai­ment ? Il faut inter­ro­ger le Président ukrai­nien Volo­dy­myr Zelensky pour tenter de le savoir. C’est juste­ment ce qu’a fait un parterre de jour­na­listes le 25 septembre dernier.

Une faveur

En échan­geant une brève poignée de main, assis autour d’un bouquet de roses blanches, Donald Trump et Volo­dy­myr Zelensky se tournent vers les jour­na­listes. Le premier leur jette un regard torve teinté de sévé­rité. Ce mercredi 25 septembre 2019, en marge de l’as­sem­blée géné­rale des Nations unies, il s’at­tend à passer un sale quart d’heure. Une procé­dure d’impeach­ment a été lancée contre lui la veille par la prési­dente de la Chambre des repré­sen­tants, Nancy Pelosi. « Le Président a admis avoir demandé au président de l’Ukraine de prendre des mesures qui pour­raient lui béné­fi­cier poli­tique­ment », accuse l’élue Démo­crate. Il doit donc « faire face à ses respon­sa­bi­lité » et, si la procé­dure va à son terme, quit­ter la Maison-Blanche.

Le président de l’Ukraine en ques­tion a déjà été plus à l’aise. À peine a-t-il lâché la main de Trump, que Zelensky est assailli de ques­tions. « Avec-vous senti une quel­conque pres­sion de la part du Président Trump pour enquê­ter sur Joe Biden ? » dégaine un repor­ter. « Je crois que vous avez tout lu, vous avez lu le texte », répond l’an­cien comé­dien, arrivé au pouvoir par surprise en mai 2019. « Je suis désolé mais je ne veux pas être impliqué dans une, euh… » Le petit brun se tourne vers son inter­prète et complète : « Élec­tion ! » À l’en croire, Trump n’a exercé aucune pres­sion. « Vous l’avez lu, personne ne m’a poussé. »

Zelensky fait réfé­rence au compte-rendu d’une conver­sa­tion télé­pho­nique que les deux chefs d’États ont eu le 25 juillet 2019, vers 9 heures. Ce docu­ment a été déclas­si­fié le 24 septembre sur ordre de Trump, en guise de bonne foi. Le milliar­daire entend démon­trer qu’il n’a pas « violé la consti­tu­tion », contrai­re­ment à ce que soutient Nancy Pelosi. La cheffe de file de l’op­po­si­tion s’ap­puie pour sa part sur un signa­le­ment, émis début août, par un membre de la commu­nauté du rensei­gne­ment améri­cain. Après avoir été trans­mis au Congrès le 9 septembre, il a été dévoilé par le Washing­ton Post mercredi 18. On a alors appris que Trump, selon le lanceur d’alerte, s’est compro­mis dans une « promesse » à un respon­sable ukrai­nien.

Voilà les faits, tels que rappor­tés par le compte-rendu déclas­si­fié. Ce 25 juillet 2019, vers 9 heures du matin, le président améri­cain prend son télé­phone pour saluer la victoire du parti de Volo­dy­myr Zelensky aux élec­tions légis­la­tives. « Les États-Unis ont été très très bons avec l’Ukraine », vante d’abord Trump. Là-dessus, il lui demande « une faveur, parce que notre pays a traversé bien des épreuves et cela concerne en grande partie l’Ukraine ». Son inter­lo­cu­teur se dit alors prêt à ouvrir une nouvelle page de la coopé­ra­tion entre les deux pays. Puis, l’an­cien magnat de l’im­mo­bi­lier explique qu’ « il y a beau­coup de discus­sions au sujet du fils de [Joe] Biden, [on raconte] que Biden a fait cesser l’enquête du procu­reur et beau­coup de gens aime­raient en savoir plus, donc quoi que vous puis­siez faire avec le procu­reur géné­ral ce serait super. Biden s’est vanté d’avoir fait cesser l’enquête donc si vous pouviez vous rensei­gner… »

Cela ne paraît pas poser de problème. « Comme nous avons une majo­rité abso­lue au parle­ment, le prochain procu­reur géné­ral sera à 100 % mon homme, mon candi­dat », promet Zelensky.  « Il ou elle étudiera la situa­tion, et notam­ment l’en­tre­prise mention­née dans cette affaire. » Le président cite sans la nommer la compa­gnie de gaz ukrai­nienne Burisma. Entre 2014 et 2019, Hunter Biden était membre de son conseil d’ad­mi­nis­tra­tion. Selon le Wall Street Jour­nal, 50 000 dollars lui étaient octroyés chaque mois à ce poste. Vice-président des États-Unis jusqu’en janvier 2017, son père, Joe, est aujourd’­hui le mieux placé pour être le candi­dat Démo­crate à l’élec­tion prési­den­tielle de 2020.

À la tête de Burisma se trouve un ancien ministre de l’Éco­lo­gie. En 2014, ce Mykola Zlochevsky a perdu son porte-feuille lors de la desti­tu­tion de Viktor Ianou­ko­vytch, renversé par la révo­lu­tion du Maidan pour sa corrup­tion et ses accoin­tances avec le Krem­lin. Comme beau­coup de fidèles de l’an­cien régime, il a alors fait l’objet d’une enquête pour malver­sa­tions. Seule­ment le procu­reur chargé de la dili­gen­ter, Viktor Shokin, a été démis de ses fonc­tions en mars 2016.

Credits : The Presi­den­tial Office of Ukraine

Lors d’une confé­rence donnée au Coun­cil on Foreigne Rela­tions en 2018, Joe Biden a révélé être celui qui a obtenu sa tête : « Je pars dans six heures, si le procu­reur n’est pas viré, vous n’au­rez pas l’argent », raconte-t-il avoir ordonné aux Ukrai­niens, qui atten­daient un prêt améri­cain d’un milliard de dollars. Pour Biden, il fallait faire payer à Shokin sa corrup­tion. Mais Trump et son avocat, Rudy Giuliani, y voient une manœuvre pour retar­der l’enquête sur Burisma, et donc sur Hunter Biden.

Au cours de l’ap­pel du 25 juillet 2019, Trump aurait donc demandé à Volo­dy­myr Zelensky de cher­cher à savoir si Joe Biden a bien voulu éviter une enquête sur son fils. Le compte-rendu de leur échange télé­pho­nique n’était pas entre les mains du lanceur d’alerte au moment de son signa­le­ment, mais il avait été informé de sa teneur par des respon­sables de la Maison-Blanche. « De nombreux fonc­tion­naires du gouver­ne­ment m’ont trans­mis l’in­for­ma­tion selon laquelle le Président des États-Unis utilise son pouvoir pour solli­ci­ter l’in­ter­fé­rence d’un pays étran­ger dans l’élec­tion de 2020 », écrit-il le 12 août 2019. Le contenu de son signa­le­ment a été rendu public le 26 septembre. Le direc­teur par inté­rim du rensei­gne­ment, Joseph Maguire, avait pour­tant tout fait pour éviter qu’il fuite.

Même s’il se défend d’avoir voulu aider Trump, ce dernier a bien préféré mettre sous le bois­seau ses liens avec l’Ukraine ; ce que le milliar­daire essaye de faire depuis des années.

Le consul­tant

Sur le perron d’un tribu­nal de Washing­ton, un bouquet de micro est tendu vers une porte tambour dont le tour­niquet préserve le suspense. Mais à chaque fois que quelqu’un sort du bâti­ment, ce n’est pas Paul Mana­fort. Venu en costume noir et fauteuil roulant, ce 13 mars 2019, l’an­cien président de la campagne de Donald Trump sort fina­le­ment à l’abri des camé­ras, lais­sant le soin à son repré­sen­tant de parler à la presse. Il vient d’être condamné à sept ans et demi de prison pour fraude fiscale, fraude aux banques, infrac­tion aux lois sur le lobbying et obstruc­tion de la justice. Cela dit, « le juge a reconnu qu’il n’y a abso­lu­ment aucune preuve de collu­sion russe dans cette affaire », fait valoir son avocat, Kevin Downing.

En fait, les juges Jack­son et Ellis ont simple­ment souli­gné que les preuves rassem­blées au cours de ce procès n’étaient pas liées à une inter­fé­rence présu­mée de la Russie dans l’élec­tion prési­den­tielle de 2016. Le procu­reur en chef, Andrew Weiss­mann, a tout de même déclaré, avant le verdict, que Paul Mana­fort avait exercé un lobbying secret en faveur de Viktor Yanou­ko­vitch, président ukrai­nien de 2010 à 2014. Alors qu’il travaillait pour lui, le consul­tant améri­cain se faisait passer pour un expert indé­pen­dant. « Cet effort déli­béré pour cacher les faits sape notre poli­tique », regrette le juge Jack­son.

Credits : VOA News

Après avoir conseillé plusieurs candi­dats Répu­bli­cains (Gerald Ford, Ronald Reagan, George H. W. Bush et Bob Dole) à la prési­den­tielle, Mana­fort reçoit 600 000 dollars du rebelle ango­lais Jonas Savimbi pour soigner son image à Washing­ton. Il sert ensuite, contre de grosses enve­loppes, le dicta­teur philip­pin Ferdi­nand Marcos, le gouver­ne­ment du Nige­ria ou encore le candi­dat français Édouard Balla­dur. À partir de 2004, son exper­tise est deman­dée en ancienne Union sovié­tique, où il est engagé par le milliar­daire Oleg Deri­paska, avant d’at­ter­rir en Ukraine. L’homme qui fait appel à lui, Viktor Ianou­ko­vitch, vient d’être annoncé vainqueur de l’élec­tion prési­den­tielle. Sauf que le scru­tin est enta­ché d’im­por­tantes fraudes. Les Ukrai­niens revotent donc et lui préfèrent Viktor Ioucht­chenko.

Six ans plus tard, le revan­chard Ianou­ko­vitch est fina­le­ment élu à la prési­dence. À en croire le jour­na­liste de The Atlan­tic Frank­lin Foer, Mana­fort est alors un conseiller très influent. Il voit le chef de l’État sans rendez-vous et facture des « montants scan­da­leux ». Le tropisme russe de ce dernier déplaît néan­moins aux chan­cel­le­ries occi­den­tales et à une partie de la popu­la­tion. En 2014, cette oppo­si­tion coagule et débouche sur une révo­lu­tion. Les nouvelles auto­ri­tés promettent de nettoyer les écuries d’Au­gias. Une enquête est alors lancée sur Burisma, où vient d’at­ter­rir Hunter Biden à la faveur du chan­ge­ment de régime, mais aussi sur Paul Mana­fort.

À l’été 2016, alors que le consul­tant aide Trump dans sa campagne prési­den­tielle, son nom est cité par le Bureau natio­nal anti-corrup­tion ukrai­nien. Des docu­ments montrent qu’il a touché 12,7 millions de dollars de paie­ments entre 2007 et 2012. Ces révé­la­tions poussent Mana­fort à la démis­sion le 19 août 2016 et le FBI à s’in­té­res­ser aux lien entre l’en­tou­rage du candi­dat Répu­bli­cain et Moscou. Dans le même temps, l’agence de rensei­gne­ment enquête sur une fuite d’e-mails appar­te­nant au Comité natio­nal Démo­crate. Pour le Washing­ton Post, le coup a été réalisé par des hackers russes. En décembre, la CIA iden­ti­fie aussi des indi­vi­dus, en lien avec le pouvoir russe, qui ont fourni les e-mails des Démo­crates à WikiLeaks, dans le but d’ai­der Trump.

Crowd­strike

Volo­dy­myr Zelensky est flatté. Avec le président de la première puis­sance mondiale, qui vient de multi­plier les louanges à son égard, le nouveau chef d’État ukrai­nien se montre légè­re­ment obsé­quieux. « Vous avez tout à fait raison, pas seule­ment à 100 % mais à 1 000 % », féli­cite-t-il ce 25 juillet 2019 par télé­phone. « L’Union euro­péenne devrait être notre meilleur parte­naire, mais tech­nique­ment ce sont les États-Unis et je vous suis très recon­nais­sant car les États-Unis en font beau­coup pour l’Ukraine. » Zelensky est ravi des sanc­tions améri­caines contre la Russie, qui soutient les sépa­ra­tistes dans l’est du pays. En confiance, Trump en vient alors à sa demande de faveur.

« Je voudrais que vous mettiez au clair ce qui s’est passé avec l’Ukraine, on parle de Crowd­stri­ke… », dit-il, cryp­tique. « Je pense qu’il y a des gens riches de chez vous… Le serveur, ils disent qu’il est en Ukraine. » En évoquant Crowd­strike, Trump fait allu­sion à une entre­prise de cyber­sé­cu­rité enga­gée par le Comité natio­nal Démo­crate au moment du pira­tage de ses e-mails. Basés à Sunny­vale, en Cali­for­nie, et à Arling­ton, en Virgi­nie, les respon­sables de cette société sont perplexes. Son vice-président, Adam Meyers ignore pourquoi le président améri­cain la mentionne. « S’agis­sant de notre enquête sur le pira­tage du Comité natio­nal Démo­crate en 2016 », peut-on lire dans un commu­niqué de presse, « nous avons fourni toutes les preuves et analyses au FBI. Comme nous l’avons déjà annoncé, nous nous en tenons à nos conclu­sions, qui ont été soute­nues par la commu­nauté du rensei­gne­ment améri­cain. »

Le 24 avril 2017, alors que le direc­teur du FBI, James Comey, vient de révé­ler l’enquête de ses services au sujet des liens entre la Russie et la campagne de Trump devant une commis­sion parle­men­taire sur le rensei­gne­ment, le Président donne une inter­view à l’agence AP. « Que dites-vous de cela ? » lance-t-il alors que le jour­na­liste l’in­ter­roge sur Julian Assange, le créa­teur de Wiki­leaks. Les Démo­crates « ont été pira­tés et le FBI va les voir, et ils ne veulent pas lais­ser le FBI voir leur serveur. Mais vous compre­nez, personne n’écrit là-dessus. Pourquoi [l’an­cien direc­teur de campagne John] Podesta et Hillary Clin­ton ne donnent pas accès à leur serveur au FBI ? Ils ont amené une autre entre­prise dont on m’a dit qu’elle était ukrai­nienne. »

Trump veut parler de Crowd­strike. « J’ai entendu dire qu’elle appar­te­nait à un très riche Ukrai­nien, c’est ce qu’on m’a dit. » Tout semble pour­tant indiquer que l’en­tre­prise est bien améri­caine, et qu’elle n’a pas fait dispa­raître de serveur, comme Trump le suggère. « Où est le serveur du Comité natio­nal Démo­crate et pourquoi le FBI ne s’en est pas emparé ? C’est l’État profond ? » twee­tait Trump en 2018. Seule­ment, le FBI a eu toutes les infor­ma­tions qu’il voulait de Crowd­strike, à en croire James Comey. Et ce n’est de toute façon pas sur un serveur que se cache­raient des infor­ma­tions à propos des auteurs du pira­tage. « Les sites de commande et de contrôle pour entrer dans un système ne se trouvent pas sur le serveur », pointe Thomas Rid, profes­seur de sciences poli­tiques spécia­lisé en risque infor­ma­tique. « Un serveur est juste un point isolé d’une infra­struc­ture. »

En d’autres termes, Trump aurait donc demandé une « faveur » à Zelensky qui paraît bien diffi­cile à accom­plir. Plusieurs médias améri­cains estiment qu’il a mordu à une théo­rie du complot diffu­sée sur 4chan, selon laquelle le serveur du Comité natio­nal Démo­crate a été dérobé au FBI car il cache quelque chose. Même si le procu­reur Robert Muel­ler a estimé, en avril dernier, qu’il ne dispo­sait pas d’as­sez de preuves pour dire que la Russie avait aidé Trump à se faire élire, le Président risque­rait donc aujourd’­hui la desti­tu­tion pour bien peu de choses : une requête basée sur une théo­rie du complot.

Heureu­se­ment pour lui, la majo­rité Répu­bli­caine du Sénat a peu de chance de lâcher son leader. Or, la procé­dure d’im­pea­che­ment ne peut aller à son terme sans l’ac­cord de la Chambre haute. Par deux fois, en 1974 et 1998, elle s’est oppo­sée à la volonté de la Chambre des repré­sen­tants de desti­tuer le Président, si bien qu’il n’a jamais quitté son poste de la sorte.

Le 25 septembre, une majo­rité du Sénat a toute­fois voté pour qu’on lui trans­mette le signa­le­ment du lanceur d’alerte. Pour l’heure, son contenu n’est pas suffi­sant pour convaincre les Répu­bli­cains de desti­tuer Trump.


Couver­ture : Patrick Kelley


 

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