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Au Koweït, des femmes et des hommes sont vendus comme esclaves sur Insta­gram

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 4 novembre 2019
Crédits : BBC

Une enquête inédite publiée le 31 octobre dernier par la BBC a révélé une atroce réalité en plein essor : l’exis­tence de marchés aux esclaves sur des réseaux sociaux, notam­ment Insta­gram.

Selon les deux inves­ti­ga­teurs·­rices pour la BBC, Jess Kelly et Owen Pinnell, au Koweït, des ache­teurs et vendeurs utilisent les services d’Ins­ta­gram ou de Face­book – ainsi que des appli­ca­tions de vente de biens et de services comme 4Sale ou Haraj, promues sur Apple ou Google – pour s’échan­ger des travailleurs·euses domes­tiques comme de la marchan­dise.

Kelly et Pinnell rappellent que neuf foyers sur dix possèdent un·e employé·e de maison au Koweït, venant prin­ci­pa­le­ment « des régions les plus pauvres du monde ». D’après eux, des personnes ache­tées et vendues en tant qu’es­claves via ces plate­formes sont iden­ti­fiées et promues par des hash­tags. Clas­sées par couleur de peau et quali­tés diverses, elles sont dispo­nibles à l’achat pour quelques milliers de dollars, négo­cié avec des messages privés.

Ces travailleurs·euses vivent ensuite géné­ra­le­ment en huis clos, tenu·e·s à l’écart de la société par leurs « employeurs·euses ». Privé·e·s de leurs droits fonda­men­taux, iels n’ont aucune possi­bi­lité de se défendre.

Parmi les géants de la tech aler­tés, Face­book a annoncé inter­dire l’uti­li­sa­tion d’un des hash­tags mis en cause (#servan­te­pour­trans­fert en arabe), alors qu’Apple et Google disent travailler en ce moment-même au déve­lop­pe­ment d’une solu­tion qui empê­che­rait ces acti­vi­tés illé­gales.

Le gouver­ne­ment koweï­tien quant à lui s’est dit « en guerre contre ce type de compor­te­ment » et a affirmé que les appli­ca­tions seraient « minu­tieu­se­ment exami­nées ».

Source : BBC News

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