Ces images déchi­rantes pour­raient être la preuve que les gorilles pleurent leurs morts

par   Laura Boudoux   | 5 avril 2019

En Répu­blique Démo­cra­tique du Congo et au Rwanda, des gorilles ont été obser­vés autour des corps de singes venant de mourir. L’étude, publiée le 4 avril, montre que les gorilles font preuve de compor­te­ments qui pour­raient s’ap­pa­ren­ter à un proces­sus de deuil, tel qu’il existe chez les humains. Les primates toilettent, reniflent et touchent les morts, parfois pendant plusieurs heures.

« Les humains étaient autre­fois consi­dé­rés uniques du fait de leur conscience de la mort, mais un nombre crois­sant d’ob­ser­va­tions sur les réac­tions des animaux face à des êtres mourants ou morts suggèrent le contraire », expliquent les cher­cheurs dans leur étude. Les gorilles auraient ainsi leurs propres formes de funé­railles, comme le souligne le rapport, qui s’est concen­tré sur la mort d’un mâle domi­nant de 35 ans nommé Titus, et celle d’une femelle domi­nante âgée de 38 ans, bapti­sée Tuck. Le troi­sième cas était plus parti­cu­lier, puisqu’il s’agis­sait du corps d’un gorille à dos argenté, décou­vert par les membres d’un groupe social diffé­rent, n’ayant eu aucune rela­tion avec lui.

Dans les trois cas, les gorilles se sont réunis, assis à côté du cadavre, se repo­sant près du corps, ou le touchant. Certains gorilles se sont égale­ment frap­pés la poitrine, ont écrasé des plantes violem­ment, ou encore donné des coups de pied au cadavre. Pour Tuck et Titus, qui faisaient donc partie d’une commu­nauté, les scien­ti­fiques ont noté que les indi­vi­dus qui entre­te­naient une rela­tion sociale étroite avec eux passaient plus de temps auprès de leur corps, restant parfois deux jours auprès d’eux. « Le plus surpre­nant était sans aucun doute la simi­li­tude des réac­tions compor­te­men­tales à l’égard des corps des membres du groupe et de celui d’un membre inconnu », souligne la biolo­giste Amy Porter.

« Chez les gorilles, les inter­ac­tions entre les groupes, ou avec un indi­vidu isolé, abou­tissent géné­ra­le­ment à l’évi­te­ment ou à l’agres­sion, avec ou sans contact physique. Dans les trois cas, presque tous les membres du groupe se sont assis tranquille­ment autour du cadavre, et de nombreux animaux ont reni­flé, léché et soigné les corps », observe-t-elle. « Je suis certaine que les gorilles ressentent des émotions bien plus complexes que celles que nous leur attri­buons habi­tuel­le­ment », conclut la cher­cheuse.

Source : Peer J

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