fbpx

Ces mini-foies humains ont été gref­fés à des rats

par   Pablo Oger   | 3 juin 2020

Des scien­ti­fiques améri­cains ont réussi à trans­plan­ter des foies humains minia­tures et fonc­tion­nels sur des rats, après les avoir cultivé en labo­ra­toire à partir de cellules de peau humaine repro­gram­mées, révèle Science Times ce 3 juin.

L’ex­pé­rience, qui a permis aux animaux de rece­voir des organes hépa­tiques fonc­tion­nels, pour­rait jeter les bases de futurs trai­te­ments pour trai­ter l’in­suf­fi­sance hépa­tique termi­nale, une mala­die qui tue en moyenne 20 000 personnes en France chaque année.

Pour culti­ver leurs mini-foies, les cher­cheurs ont pris des cellules de peau humaine données par des volon­taires et les ont rame­nées à un état de cellules souches, à partir desquelles d’autres types de cellules peuvent être déri­vées. Les cher­cheurs ont ensuite « incité » les cellules à deve­nir des cellules de foie à l’aide d’hor­mones et de produits chimiques. Alors qu’il faut norma­le­ment deux ans pour qu’un foie d’un humain arrive à matu­rité à partir de sa nais­sance, les cher­cheurs ont pu culti­ver ces petits foies en quelques semaines seule­ment.

Bien qu’il reste beau­coup de travail à faire avant que la tech­nique puisse aider direc­te­ment les patients humains, les cher­cheurs affirment que leur résul­tats pour­raient contri­buer à propo­ser une future alter­na­tive aux trans­plan­ta­tions de foie, qui sont souvent des procé­dures incroya­ble­ment coûteuses à réali­ser, en plus d’être stric­te­ment limi­tées par la dispo­ni­bi­lité de donneurs.

Les cher­cheurs songent aussi à utili­ser cette approche pour augmen­ter tempo­rai­re­ment la fonc­tion hépa­tique défaillante des patients, allon­geant ainsi la vie des gens pendant qu’ils sont sur la liste d’at­tente pour ces organes vitaux : en France, le temps d’at­tente moyen est envi­ron de 7 mois.

« L’objec­tif à long-terme est de créer des organes qui peuvent rempla­cer le don d’or­ganes, mais dans un avenir proche, je vois cela comme un pont vers la trans­plan­ta­tion », explique le patho­lo­giste Alejan­dro Soto-Gutiér­rez de l’uni­ver­sité de Pitts­burgh.

Source : Science Times

PLUS DE SCIENCE